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Observations et réflexions à propos de la sous-représentation des femmes en sciences et en génie

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Eve Langelier : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La sous-représentation des femmes en sciences et en génie prend origine dans la construction des genres, les stéréotypes et biais associés aux genres, l’état d’esprit, la formation des maîtres, le manque d’information sur les carrières en sciences et en génie, les évaluations et promotions basées sur un parcours traditionnel et plus encore. Elle débute à la petite enfance et se poursuit jusqu’au marché du travail. Malgré les nombreuses interventions, le progrès est lent, car la problématique de sous-représentation des femmes en sciences et en génie est complexe et multidimensionnelle. Pour un progrès plus rapide, des interventions doivent être développées et mises en place de façon coordonnée à tous les niveaux avec la lunette de l’intersectionnalité et en tenant compte des résultats de recherche. Un leadership fort est primordial.

Résumé du colloque

La question de la place des femmes au sein de la communauté scientifique est un thème récurrent dans le milieu de la recherche (congrès de l’ACFAS 2013, CDEACF 2017, etc.). De nombreuses recherches et rencontres se sont penchées sur cette question. La plupart du temps, celles-ci sont porteuses de mauvaises nouvelles, malgré des avancées réelles et des mesures pertinentes. Il est donc nécessaire de poursuivre la réflexion et d’engager les décideurs, l’ensemble de la communauté scientifique et les milieux scolaires afin d’explorer la complexité du phénomène et de les mobiliser encore plus activement. La question n’est pas uniquement celle de la participation numérique des femmes en STIM ou des embûches à l’accès, mais bien aussi celle de la façon dont sont perçus leurs projets, de l’estime qui leur est accordée, des équipes de travail auxquelles elles sont appelées à participer, des responsabilités qui leur seront ou non confiées, des promotions qui leur seront offertes et des contrats qui leur seront accordés.

Malgré les mesures proposées par différentes institutions, tant au Québec qu’ailleurs, les données relatives à l’inscription des femmes dans les universités et celles de leur participation à des activités scientifiques ou au marché du travail confirment la persistance de clivages importants dans les STIM. Il s’agit d’une situation bien documentée qui tarde à trouver résolution.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette réticence des jeunes femmes face aux STIM, réticence qui entraîne un problème de relève, nuit au parcours professionnel des diplômées et fait l’impasse sur leurs talents, leur savoir-faire et leur créativité. Parmi ceux-ci, on retrouve l’action pédagogique des milieux scolaires à tous les niveaux d’enseignement, les représentations des jeunes femmes à l’égard des sciences, de même que la « pénalité à la maternité », les stéréotypes sexistes et autres préjugés souvent inconscients véhiculés par la famille, l’école, les médias et la population en général.

Avec cette table ronde, le Réseau québécois en études féministes vise à susciter une réflexion-bilan collective autour de la question de l’efficacité des mesures et des actions proposées par les établissements d’enseignement et les instances gouvernementales pour éliminer les barrières à l’orientation des jeunes femmes et des jeunes filles vers les métiers scientifiques et technologiques dès le niveau secondaire, et renforcer leur position dans des univers traditionnellement masculins. Optant pour une formule hybride entre table ronde et colloque, le programme de la rencontre est organisé de manière à accorder un temps substantiel aux échanges entre panélistes et participantes et participants.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
manager icon Responsables :
Francine Descarries
section icon Date : 28 mai 2019

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