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Outils et méthodes participatifs dans le développement agricole : le ‘‘ kono’’ des communautés rurales toura dans l’ouest de la Côte d’Ivoire

AH

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Ayé Clarisse Hager-M'boua : Université Alassane Ouattara

Résumé de la communication

La langue fait partie des aspects les plus importants du développement humain ; et participe par conséquent au développement durable d’un pays. Bearth, 2008 parle de la langue en disant que la durabilité communicationnelle est la 4ème feuille du trèfle du développement durable après la société, l’économie et l’écologie.

Parlant de techniques agricoles, les agriculteurs doivent apprendre les innovations pour la production agricole. Et cela implique une aptitude à appréhender les messages qui sont diffusés. Mais, le code de l’émetteur (Ministère de l’agriculture et experts agricoles) pour la diffusion des messages n’est pas un code connu en milieu rural dans les pays de l’Afrique subsaharienne, où les agriculteurs ont un autre code pour communiquer, à savoir : la langue locale.

D’où la question : Quel outil et quelle méthode participative à adopter pour une plus grande participation des communautés rurales en vue d’un développement agricole durable ?

A partir du projet LAGSUS, Bearth et al., 2014, nous parlons de l’outil qu’est la langue et de la méthode participative adoptée par les initiateurs du projet afin d’avoir une forte participation des villageois, méthode dénommée « kono » en toura, et aussi des résultats du projet LAGSUS, à savoir : l’inclusion de la parole ordonnée selon les règles locales portant le germe d’une critique du développement, mais aussi de sa durabilité ; une inclusivité sociale et thématique pour élaborer les contenus et conditions d’une innovation.

Résumé du colloque

Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :

1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?

2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?

3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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