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Parcours professionnel de deux consultantes et d'étudiants-chercheurs en éducation à la petite enfance-Enjeux éthiques et épistémologiques de leur double rôle

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Elisabeth Jacob : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

Différentes raisons poussent les étudiants à entamer un doctorat. Leurs motivations initiales peuvent être une étape obligatoire pour devenir professeur/chercheur, une passion pour la recherche, une finalité de leur cursus universitaire, un manque de visibilité de projet professionnel, un concours de circonstances et pour acquérir une expertise et la mettre à profit (Fournier, Barthélémy, Durette, et Bugnicour, 2015). Dans leur cheminement professionnel, certains doctorants sont aussi consultants pour des organismes qui offrent des services éducatifs. Généralement, les consultants revendiquent leur expertise par leurs compétences professionnelles, leurs connaissances et leur expérience et ils sont amenés à conseiller, former et intervenir pour répondre aux besoins des praticiens (Gunter et Mills, 2017). La démarche rigoureuse de recherche et d’analyse dans laquelle le doctorant est plongé peut-elle se concilier à son rôle déjà établi de consultant au sein de l’organisme pour lequel il est engagé ? Comment peut-il alors reconnaitre l’expertise des praticiens impliqués dans son projet de recherche ? (Jacob et Aurousseau, accepté). Cette communication racontera le parcours professionnel de deux consultantes travaillant dans les communautés des Premières Nations au Québec, des motivations initiales qui les ont poussées à entamer un doctorat ainsi que des enjeux éthiques et épistémologiques associés à leur double rôle.

Résumé du colloque

Le parachèvement d’une maîtrise, d’un doctorat ou d’un postdoctorat est un défi ambitieux dont les exigences dépassent largement les compétences et notions disciplinaires qui sont au cœur de cette démarche universitaire d’envergure. Un sondage mené auprès des étudiants-chercheurs qui ont participé à l’édition 2018 des Journées de la relève en recherche de l’Acfas révèle les principales préoccupations suivantes : exigences de performance, notamment en publication; recherche d’emploi et insertion professionnelle; précarité financière et durée des études; présence dans la sphère publique; pertinence de publier et de communiquer en français; sentiment d’isolement professionnel; gestion de problèmes personnels (santé mentale, harcèlement, etc.).

Bien qu’on ne puisse conclure à une quelconque représentativité à partir des résultats de ce sondage, ceux-ci rejoignent néanmoins des réflexions menées dans d’autres contextes, par exemple les travaux de l’Association des doyens des études supérieures au Québec (ADÉSAQ) et ceux du Comité intersectoriel étudiant (CIÉ) des Fonds de recherche du Québec. En 2016, le CIÉ a soumis une vingtaine de recommandations au scientifique en chef du Québec eu égard au soutien de la relève en recherche. Ces propositions sont de quatre ordres : l’excellence, l’accessibilité, le rayonnement ainsi que la gouvernance et la facilitation de la recherche.

Notre colloque veut offrir une tribune collective qui permettra de réfléchir, de discuter et de dégager des pistes d’action qui contribueront au soutien de la relève en recherche. Celle-ci représente un socle crucial du développement sociétal, lequel s’appuie de plus en plus sur le savoir et la recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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