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Patrimoine culturel et développement culturel municipal au Québec

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Maryse Paquin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Depuis près d’un siècle, l’action publique en culture se manifeste de diverses manières au Québec. Notamment, en adoptant des politiques culturelles nationales, elle devient une préoccupation horizontale au sein du gouvernement. Dans cette vision intégrée, le patrimoine culturel se conçoit comme une dimension essentielle à la vie en société, de même qu’un bien public à protéger. Dans ce contexte, de nombreuses actions viennent concrétiser le lien « patrimoine – territoires ». Ainsi, en 2019, c’est plus de 150 politiques culturelles municipales qui sont adoptées et près d’une centaine d’ententes de développement culturel, touchant plus de 75 % de la population québécoise, qui sont conclues entre le ministère de la Culture et des Communications (MCC) et les municipalités. Pour appuyer le développement durable du patrimoine culturel, le MCC identifie clairement le citoyen comme bénéficiaire, mais aussi comme partenaire prioritaire du milieu municipal. La prise en charge du patrimoine culturel localement par le citoyen apparaît comme une voie très prometteuse de développement durable et de sa vitalité. De nombreux défis et enjeux se dessinent toutefois en vue de favoriser l’engagement citoyen en patrimoine culturel au sein des municipalités du Québec. La communication explorera quelques projets citoyens de collaboration, d’innovation ou de coconstruction qui tendent à s’imposent comme modèle à suivre, en faisant éclater la notion même de frontière.

Résumé du colloque

Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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