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Frédéric Brière : Université de Montréal
Dans cette présentation, j’effectuerai un survol des connaissances scientifiques concernant la prévention de la dépression à l’adolescence. Je décrirai brièvement les principales approches qui ont été étudiées jusqu’à maintenant et dégagerai certains grands constats qui témoignent de progrès intéressants, mais aussi de défis majeurs qui demeurent dans le domaine. J’appuierai ces constats par certains résultats issus de travaux auxquels je participe en lien avec le programme Blues (Stice, Rohde, Seeley, & Wade, 2008; Rohde, Stice, Shaw, & Brière, 2014; Brière, Reigner, Yale-Soulière, & Turgeon, 2019), un programme modèle de prévention ciblée-indiquée de la dépression. Je terminerai ma présentation en proposant quelques pistes d’action susceptibles de faire progresser le domaine de la prévention.
Au Canada, 65 % des jeunes âgés de moins de 24 ans considèrent être en bonne santé mentale, soit avoir un sentiment positif à l’égard de la vie, une bonne santé fonctionnelle et une absence de troubles mentaux (Gilmour, 2014). Un jeune canadien sur quatre est, par ailleurs, aux prises avec un trouble de santé mentale (Commission de la santé mentale du Canada, 2013). La dépression majeure et les troubles anxieux sont les troubles les plus répandus chez les jeunes (OMS, 2006; Piché et al., 2017; Institut de la Statistique du Québec, 2015; Merinkangas et al., 2010).
Des problèmes de santé mentale vécus précocement au cours de la vie ont des répercussions importantes sur la trajectoire des jeunes. Ils influent sur le cheminement scolaire et professionnel ainsi que sur les relations sociales et peuvent avoir des conséquences tout au long de la vie (Bouchard, Batista et Colman, 2018). Les coûts économiques de ces troubles sont également considérables (Commission de la santé mentale du Canada, 2012). Une bonne santé mentale constitue, quant à elle, un facteur protecteur contre les difficultés psychosociales et scolaires, et ce, autant pour les jeunes qui sont porteurs d’un trouble mental reconnu que pour ceux qui ne le sont pas (Keyes et al., 2012).
L’amélioration de la santé mentale des jeunes, et notamment de ceux qui transitent vers l’âge adulte, est considérée comme un enjeu majeur dans le plan stratégique 2017-2022 de la Commission de la santé mentale du Canada (Commission de la santé mentale du Canada, 2016). Pour ce faire, la Commission de la santé mentale du Canada recommande notamment de soutenir le déploiement de stratégies de promotion de la santé mentale et de prévention ou intervention efficaces. Il s’avère également essentiel de faciliter le dialogue entre praticiens et chercheurs spécialistes des différentes tranches d’âge (enfance, adolescence et âge adulte émergent) afin d’assurer une continuité dans les services offerts.
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