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Louis-Antoine Blanchette : Réseau du patrimoine de Gatineau et de l'Outaouais
En 2016, le Réseau du patrimoine de Gatineau et de l’Outaouais (RPGO) entamait des démarches de concertation auprès des organismes en patrimoine de la région, dans le but de mieux cerner leurs besoins et pour présenter les possibilités que pourrait offrir un musée régional. Ces démarches ont résulté en la publication d’un Dossier de présentation sur la situation muséale en Outaouais. L'Outaouais étant l’une des rares régions au Québec à n’avoir aucun musée régional et une des trois régions de la province où aucun musée n’est soutenu au fonctionnement par le Ministère de la Culture et des Communications du Québec, un musée régional pourra soutenir les institutions muséales et patrimoniales déjà existantes, qui disposent de moyens limités pour remplir leurs missions et assurer leur pérennité. Ce musée sera aussi un lieu d'introduction aux multiples facettes du patrimoine de la région, à la singularité de l'Outaouais, et lancera une invitation à la découverte de la région. Il servira à acquérir, à conserver et à interpréter le patrimoine de l'Outaouais, à présenter des expositions permanentes et temporaires et à offrir une programmation culturelle et éducative diversifiée. Suite à un forum régional réunissant près d’une centaine de personnes à l’automne 2018, le RPGO a maintenant tout en main pour passer à l’étape de planification du musée, à commencer par la réalisation d’une étude de faisabilité et d'un premier inventaire des collections d’artefacts à l’échelle régionale.
Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?
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