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Marco Ramírez : Guatemala
Le lac Atitlán, au Tz’olöj Ya’, Guatemala, souffre d’une multitude de problèmes de contamination autant que d’autres défis de gestion. Tandis que les associations et projets visant à améliorer la protection de l’eau se font aussi nombreux que les enjeux eux-mêmes, ces investissements de quantités substantielles d’argent et de travail n’ont toutefois pas réussi à empêcher la détérioration de la situation au cours des dernières années. Nous proposons une méthodologie pour intégrer les efforts existants vers une vision et un plan d’action commun partagés par toutes les parties prenantes.
Lors de cette recherche participative, nous avons rejoint autant de parties prenantes que possible parmi les personnes et institutions dont le travail implique la gestion ou l’utilisation de l’eau dans le bassin versant du lac d’Atitlán. Après leur avoir expliqué le but de notre recherche, nous les avons invités à nous aider à bâtir notre modèle en construisant un diagramme de cycles causales (ou, selon le cas, un récit) centré sur les problèmes des ressources d’eau dans le bassin.
Cette recherche s’est montré efficace pour rapidement dresser une liste des projets en cours dans le bassin versant, autant que pour identifier les connaissances et données existantes (et aussi celles qui nous manquent) sur l’état du lac. Pour pouvoir exécuter un projet de ce genre avec succès, il est primordial d’être affilié avec des personnes locales qui connaissent bien région en question, autant que ses habitants.
Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :
1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?
2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?
3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?
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