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Valorisation du système de riziculture intensive en Côte d’Ivoire à travers la communication participative

YK

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Yékéminan KONE : Université Alassane Ouattara

Résumé de la communication

La volonté manifeste des producteurs et des autorités d’arriver à une autosuffisance en riz, en Côte d’Ivoire, est freinée par de nombreuses contraintes dont le système de production qui paraît encore rudimentaire, si on le compare au Système de Riziculture Intensive (SRI) des pays asiatiques. Pas assez valorisé, le SRI semble par conséquent ne pas être adopté par les paysans depuis son introduction en Côte d’Ivoire, il y a plus de 20 ans. L’objectif de cette communication est de montrer que le SRI ivoirien pourrait contribuer à accroître le rendement de la production rizicole, s’il est mieux valorisé auprès des producteurs à travers la communication participative. Pour valider cette hypothèse, nous nous appuyons sur le projet régional de valorisation et d’adoption des techniques du SRI, mis en œuvre de 2014 à 2016 auprès de 650 producteurs identifiés au sud et au centre de la Côte d’Ivoire. Les résultats obtenus montrent en effet un accroissement du rendement au niveau de la production, passant du double au triple. De plus, on note qu’avec la communication participative, les bénéficiaires sont responsabilisés ; ils changent de comportement pour adopter les nouvelles techniques proposées au niveau communautaire.

Résumé du colloque

Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :

1) Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?

2) Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?

3) Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 28 mai 2019

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