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Valérie DUCAS : Université de Sherbrooke
Cette communication vise à présenter sommairement comment le groupe de codéveloppement professionnel (GCP) peut être un moteur de réinvestissement des apprentissages réalisés par les étudiants dans leur parcours de formation à la médiation et comme lieu privilégié de supervision des problématiques rencontrées dans le cadre de leur stage en médiation. Comment, grâce à l'accompagnement de l'enseignante, dans ce cas l'animatrice du GCP, sert de véhicule pour développer sa pratique réflexive.
La communication permettra ensuite de s’attarder au rôle d'animatrice du GCP en contexte académique, plus particulièrement dans une posture d’accompagnement visant le développement professionnel … d’un métier de l’accompagnement, celui de médiateur ! Les défis inhérents à la posture plurielle adoptée par l'animatrice dans le contexte présenté plus haut seront abordés, ainsi que les outils mis en place pour encadrer et orienter son action. Enfin, des témoignages d’étudiants ayant participé aux groupes de codéveloppement dans le cadre de leur stage viendront appuyer la présentation et alimenter la réflexion quant au développement de compétences de l'animatrice et aux techniques d'accompagnement efficientes.
La méthode du groupe de codéveloppement professionnel (Payette et Champagne, 1997) est désormais reconnue comme une approche de formation collaborative entre pairs. Dans la dernière décennie, la méthode connaît un essor au sein d’une grande diversité de milieux : privés, publics, communautaires, associatifs, intersectoriels, scolaires, gouvernementaux et même familiaux (Dumoulin et al., 2015; L'Hostie et al., 2015; Desjardins et al., 2015; Lemay et al., 2008 ; Poulin, 2015; Lafranchise et al., 2016). Cette variété des milieux de pratique implique conséquemment une variété de publics concernés, avec des profils fort différents, ce qui nécessite des adaptations menant aussi à innover et à générer de nouveaux outils en soutien au développement des compétences. Un des profils sollicités afin que le groupe soit fonctionnel est celui de l’animateur du groupe, aussi nommé facilitateur. Dans plusieurs milieux, la personne désignée pour ce rôle porte la responsabilité du projet de codéveloppement professionnel en plus de devoir maîtriser plusieurs habiletés et aptitudes pour réaliser son mandat adéquatement. Les recherches antécédentes sur l’animation des groupes de codéveloppement mettent en évidence que les animateurs qui bénéficient d’accompagnement provenant d’une tierce personne font augmente le rythme de développement et le sentiment d’autoefficacité (Paquet et al., 2017; Sabourin et Lefebvre, 2017). Le rôle de la personne accompagnatrice est une nouvelle préoccupation pour les chercheurs qui désirent comprendre et analyser le groupe de codéveloppement optimal. Notre problématique tourne autour de trois questions concernant d’une part l’animateur du groupe et d’autre part l’accompagnateur de l’animateur : 1) Quelles sont les compétences à développer? 2) Comment développer ces compétences? et 3) Comment évaluer le développement de ces compétences?
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