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Amado Kaboré : Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST)
Depuis 2012 le Burkina Faso a débuté la mise en œuvre du Projet d’Enseignement Post-Primaire (PEPP), phase II. Les actions de ce projet touchent aussi bien l’enseignement général que l'enseignement technique et la formation professionnelle. Cette recherche entreprend de faire une analyse situationnelle du point de vue du genre au niveau de l’enseignement secondaire afin d’identifier les problèmes spécifiques auxquels les filles sont confrontées.
L’objectif est de mettre en évidence les problèmes qui empêchent les filles d’accéder à l’enseignement secondaire, de s’y maintenir et de réussir. Spécifiquement, il s’agit de déterminer les situations des filles dans les régions considérées et d’identifier les principales raisons de ces situations.
Pour ce faire, nous avons adopté une démarche mixte prenant en compte tant les aspects quantitatifs que les aspects qualitatifs. L’exploitation des données statistiques a été complétée par des interviews auprès des responsables des secteurs des régions concernées: Centre-Est, Est, Nord, Plateau Central et Centre. Les récits de vie des élèves filles et de garçons en difficultés ont contribué à éclairer davantage la nature des problèmes selon le sexe et les conséquences de ces difficultés sur le cursus scolaire. Les analyses effectuées ont permis d'appréhender la situation des filles par rapport à l’accès et au maintien au niveau des enseignements post-primaires et secondaires.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :