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Analyse de la validité du TFLM comme mesure de compétence langagière des candidats aux programmes de formation initiale en enseignement au Québec.

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Romain Schmitt : Université Laval

Résumé de la communication

Des performances élevées aux tests langagiers utilisés à l’admission sont cruciales pour les candidats universitaires car leur futur dépend du résultat obtenu. La validité des tests est donc importante pour les candidats et pour les responsables d’admissions qui basent leur décision sur ces données. La question à se poser est la suivante : ces résultats sont-ils des indicateurs valides de la compétence langagière des candidats et assurent-ils leur succès dans les programmes ciblés? Cette étude analyse la validité du Test de français Laval Montréal (TFLM), test de compétence langagière utilisé comme critère d’admission aux programmes de formation initiale en enseignement d’universités québécoises francophones. Basée sur la conception de la validité de Messick (1989) et le cadre d’analyse des tâches de Bachman et Palmer (2010), l’étude compare les tâches du TFLM à celles de trois contextes académiques et pédagogiques auxquels les futurs enseignants seront confrontés. Les résultats indiquent que les tâches du TFLM ne correspondent pas à celles que les étudiants devront accomplir au cours de leur formation ni aux besoins des futurs enseignants, identifiés par le ministère de l’Éducation. La validité du TFLM, ses conséquences et les aspects potentiellement négatifs de son utilisation actuelle sont exposés.

Résumé du colloque

Au cours de l’élaboration du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), le ministère de l’Éducation (MEQ) a privilégié le développement de compétences tout comme certains pays européens. Ainsi, la mise en place du PFEQ devrait permettre un apprentissage plus en profondeur passant de la maîtrise des connaissances à la mobilisation de ressources dans le but de développer des compétences disciplinaires ou transversales. L’application d’un programme de formation axé sur le développement de compétences influe sur l’ensemble de la pratique enseignante, y compris les pratiques d’évaluation des apprentissages. D’ailleurs, l’intégration de l’évaluation à l’enseignement, l’évaluation pour l’apprentissage et au service de l’apprentissage, les grilles d’appréciation pour la correction des tâches d’évaluation, l’élaboration de tâches d’évaluation, le vocabulaire (SAE, SEA, etc.) sont autant de concepts et d’outils privilégiés dans une formation par compétences. Or, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qui teste les connaissances plutôt que les compétences, reste l’outil privilégié pour accéder à la profession enseignante. Ainsi, il semblerait que des défis soient présents dans les milieux scolaires et en amont dans le milieu universitaire, tout au long de la formation des futurs enseignants. De la planification de l’enseignement à l’évaluation des apprentissages en passant par l’évaluation pour l’accès à la profession, où s’arrête l’évaluation des connaissances et quand s’agit-il d’évaluation des compétences? La juxtaposition des deux peut-elle être un modèle qui assure la validité et la fidélité de l’évaluation? Au cours de ce colloque, les communications présentées, par des chercheurs de différents horizons théoriques ou pratiques, permettront de faire le point sur plusieurs défis encore présents dans les milieux éducatifs bien que le PFEQ soit mis en application depuis plusieurs années déjà.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
manager icon Responsables :
Nadine Talbot
section icon Date : 29 mai 2019

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