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André Clermont : UQAM - Université du Québec à Montréal
Devant la crise environnementale remarquée depuis les années 1960, l’humain est resté en dénie jusqu’à ce qu’il s’aperçoive que les torts à la nature soient de son escient. Comme dans beaucoup de cas, l’éducation est appelé à être la panacée pour régler ce problème. Une nouvelle forme d’éducation, l’éducation relative à l’environnement (ERE) est donc née de ce creuset de problèmes socio-environnementaux exacerbés par le néolibéralisme devenu hégémonique depuis les années 1980. Les discours actuels, autant internationaux (Nations Unies) que nationaux et locaux, pointent vers ce que certains considèrent comme une demi-mesure appelée « Éducation au développement durable » ou EDD. Devant ces discours, comment les enseignants au secondaire en Outaouais ayant des cours reliés à l’ERE orientent-ils leurs pratiques pour palier à la fois aux exigences de leur profession et aux valeurs qu’ils portent envers l’environnement? Comment leur rapport aux savoirs en ERE influence-t-il leurs pratiques ? C’est à ces questions que veut répondre cette recherche. Un regard sur ces pratiques pourrait aider à analyser de façon critique comment l’ERE est exercée dans cette région. La présentation traitera de la problématique, du cadre théorique et de quelques éléments de la méthodologie de la recherche.
L’année 2019 est déclarée « année internationale des langues autochtones » par l’ONU. Cette initiative fait écho à sa résolution sur les droits des peuples autochtones ainsi qu’aux valeurs de l’UNESCO et à sa mission éducative via l’Agenda 2030. Elle vise « la protection des droits humains, la consolidation de la paix et du développement durable, en assurant la diversité culturelle et le dialogue interculturel » (ONU, 2016). Dans ce contexte mondial, et en écho au thème du Congrès 2019 de l’ACFAS, deux Chaires UNESCO organisent un colloque conjoint sous le signe de l’éducation transformatoire par le dialogue : la Chaire UNESCO en « transmission culturelle chez les premiers peuples dans une dynamique de mieux-être et d’empowerment » (TCPPDMEE) de l’UQAC et la Chaire UNESCO en « démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire » (DCMÉT) de l’UQO. L’Outaouais est fortement marqué par la présence autochtone, dont celle des Algonquins qui, d’ailleurs, n’ont jamais cédé leur souveraineté sur ce territoire. À Gatineau, le musée de l’histoire est l’œuvre de l’architecte autochtone Douglas Cardinal. Des initiatives témoignent de la transformation des relations entre Autochtones et Allochtones dans plusieurs domaines : arts, éducation, littérature, gouvernance, mouvements sociaux et médias. Or, on constate actuellement une forte résistance (populaire, politique et médiatique) face à la diversité. Des discours xénophobes sont exprimés ouvertement contre les peuples autochtones, les communautés racisées et les mouvements migratoires. Notre but est d’aborder ces enjeux liés à la persistance systémique des racismes, des colonialismes, des injustices et des inégalités sociales. Le colloque réunira divers acteurs sociaux, autochtones et allochtones, pour un dialogue contre-hégémonique mené dans un esprit de conciliation, sur la diversité des identités et des citoyennetés, selon trois axes thématiques : langues et cultures, savoirs et pratiques de transmission, et mouvements sociaux.
Titre du colloque :