Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Josie-Ann Bonneau : Centre d'amitié autochtone du Saguenay
Afin de répondre aux besoins de ses membres et travailler à la valorisation des langues autochtones et leur préservation, le Centre d’amitié autochtone du Saguenay a développé un projet de transmission linguistique nommé Upau/Opoho. À travers diverses activités ludiques et formelles, les langues innue et atikamekw sont transmises et enseignées à un large public en milieu urbain, allant des petits aux adultes, des locuteurs au non-locuteurs. Plus précisément, des camps linguistiques pour les 4 à 12 ans sont organisés, des cours en contexte scolaire sont offerts ainsi que des cours de soir pour les adultes locuteurs et non-locuteurs.
Après plus de deux ans d’existence, de nombreuses retombées positives peuvent être relevées. Toutefois, la question de la relève est préoccupante puisqu’elle représente un défi constant et qu’elle module notre façon de travailler. Comment en tant qu’organisme communautaire peut-on s’assurer d’avoir une relève compétente pour transmettre les langues autochtones en milieu urbain? Quelles sont les stratégies mises en place et les limites auxquelles nous sommes confrontées ? Ces questions seront abordées lors de notre présentation tout comme les suggestions d’amélioration possible.
Depuis les années 1970, les langues autochtones ont traversé les murs des écoles (dans la foulée du mouvement qui donne naissance au document Maîtrise indienne de l’éducation indienne) et, depuis environ cinq ans, des cours crédités de langue ont commencé à être offerts dans les grandes villes. Ces cours sont destinés à des Autochtones qui souhaitent se réapproprier leur langue et aussi à des allochtones curieux de ce patrimoine immatériel. Or, il est important de souligner que la transmission des langues autochtones en milieu urbain québécois se fait déjà depuis plusieurs décennies dans le cadre moins formel d’ateliers, organisés avec un objectif de sécurisation culturelle.
À l’heure actuelle, ces langues sont apprises et étudiées autant dans le milieu de l’éducation que le milieu communautaire et par des publics très variés : des adultes autochtones et allochtones ou des enfants. Elles sont étudiées en tant que langue première (L1), comme chez la plupart des communautés innues, atikameks ou cries, ou que langue seconde (L2), comme chez les Abénakis ou les Mohawks. La coexistence de différents contextes d’apprentissage se traduit par différents types d’apprenants, qui requièrent des ressources humaines formées en conséquence. La demande pour des cours de langue autochtone ne cesse d’augmenter, et les institutions, instituts, centres communautaires, collèges et universités peinent à trouver des enseignants qualifiés.
Ce colloque sera l’occasion de faire le point sur les possibilités et les besoins de formation ou de perfectionnement pour les formateurs, enseignants et professeurs de langues autochtones. Il réunira des acteurs de différents milieux et favorisera les discussions entre les représentants des communautés et les chercheurs universitaires. Ce colloque permettra également d’aborder la question des compétences à développer chez les enseignant.es et du type de formation nécessaire pour l’enseignement et la transmission des langues autochtones.
Titre du colloque :
Thème du colloque :