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Samira Elatia : University of Alberta
En 2009, La Commission Internationale des Tests a mis en place des directives[1] pour l’adaptation et la traduction des tests (TAT) soulignant l’importance du fait que l’adaptation: “needs to consider the whole cultural context within which a test is to be used.” Au Canada, le TAT prend une ampleur plus importante avec la dualité linguistique, où plusieurs programmes d'évaluation, provinciaux et fédéraux, ont été élaborés suivant un processus de TAT. Ces tests de rendement scolaires sont généralement construits d’abord en anglais (langue dominante), puis traduits/adaptés en français (langue minoritaire) avec la présupposition qu’il existe une forme linguistique standard à travers le pays. On assume que la validité, la fiabilité et l’équité des versions originale et traduite du test seraient les mêmes. Or, ceci n’est pas forcément le cas étant donnée la diversité linguistique, surtout du français. Dans un test administré dans plusieurs langues, les candidats peuvent avoir des performances différentes, en fonction du contenu et de la langue du test, en raison de la forte association entre les systèmes linguistiques, leurs utilisations, le statut social et l'origine ethnique des candidats. Ainsi, les facteurs sociolinguistiques peuvent être une source de biais qui expliquerait la performance et devraient préoccuper les différents acteurs et décideurs.
[1] Révisée en 2017
Au cours de l’élaboration du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), le ministère de l’Éducation (MEQ) a privilégié le développement de compétences tout comme certains pays européens. Ainsi, la mise en place du PFEQ devrait permettre un apprentissage plus en profondeur passant de la maîtrise des connaissances à la mobilisation de ressources dans le but de développer des compétences disciplinaires ou transversales. L’application d’un programme de formation axé sur le développement de compétences influe sur l’ensemble de la pratique enseignante, y compris les pratiques d’évaluation des apprentissages. D’ailleurs, l’intégration de l’évaluation à l’enseignement, l’évaluation pour l’apprentissage et au service de l’apprentissage, les grilles d’appréciation pour la correction des tâches d’évaluation, l’élaboration de tâches d’évaluation, le vocabulaire (SAE, SEA, etc.) sont autant de concepts et d’outils privilégiés dans une formation par compétences. Or, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qui teste les connaissances plutôt que les compétences, reste l’outil privilégié pour accéder à la profession enseignante. Ainsi, il semblerait que des défis soient présents dans les milieux scolaires et en amont dans le milieu universitaire, tout au long de la formation des futurs enseignants. De la planification de l’enseignement à l’évaluation des apprentissages en passant par l’évaluation pour l’accès à la profession, où s’arrête l’évaluation des connaissances et quand s’agit-il d’évaluation des compétences? La juxtaposition des deux peut-elle être un modèle qui assure la validité et la fidélité de l’évaluation? Au cours de ce colloque, les communications présentées, par des chercheurs de différents horizons théoriques ou pratiques, permettront de faire le point sur plusieurs défis encore présents dans les milieux éducatifs bien que le PFEQ soit mis en application depuis plusieurs années déjà.
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