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Caterina Mamprin : Université de Moncton
L’enseignement aux élèves nouvellement arrivés peut occasionner plusieurs défis pour les enseignants de classe d’accueil (CA). Pour répondre aux besoins de ces élèves, les enseignants doivent adapter les contenus et aussi parfois offrir un soutien émotionnel plus important aux élèves ayant vécu un parcours migratoire difficile (MacNevin, 2012). Dans leur rapport avec leurs autres collègues à l’école, ceux des CA peuvent aussi percevoir une forme d’exclusion vécue au travail compte tenu de la méconnaissance de la visée de leur intervention par les enseignants du régulier (Obondo, 2016). Ils peuvent aussi ressentir un manque de formation ou de compétence pour répondre aux besoins de ces élèves (Gagné et al., 2018). Il est ainsi pertinent de se questionner sur les enjeux du bien-être de l’enseignant, ce dernier étant un acteur clé du bien-être de l’élève. Dans cette communication nous présentons les résultats d’une recherche étudiant un groupe de parole offert à huit enseignants de CA au secondaire d’une école du Grand Montréal. Les huit séances du groupe de parole visaient à regrouper des individus sur des questions communes. Deux entrevues individuelles, principalement orientées vers leur bien-être au travail, ont aussi été menées avec ces enseignants avant et après les groupes. Les résultats de cette démarche permettent de mieux comprendre les bienfaits perçus de parler des défis de l’intervention avec ses collègues pour développer du bien-être au travail.
Parmi les volets de son mandat (instruire, qualifier, socialiser), l’école québécoise vise à la fois le bien-être de l’élève et sa réussite scolaire. La réalisation de cet objectif est complexifiée par la multiplicité des défis qu’il faut relever pour y parvenir. En effet, l’élève est aussi un enfant ou un jeune. Son bien-être global et sa performance scolaire sont intimement liés dans une même expérience socioscolaire. Qui façonne cette expérience? Il y a les institutions et organismes (école, familles, ressources communautaires, divers services) ainsi que les acteurs qui interviennent auprès de l’enfant, du jeune, de l’élève. Pour une intervention concertée, complémentaire et soutenue, il est pertinent de se demander quelles sont les conditions optimales de collaboration ou de partenariat entre ces protagonistes.
– Qu’entend-on par « bien-être » de l’élève? Quels autres concepts traduisent les conditions de ce bien-être?
– Qu’en est-il du bien-être de l’intervenant, du professionnel, de l’enseignant qui accompagne l’élève?
– Collaboration ou partenariat? Comment appréhender ces deux dynamiques, de manière séparée ou dans un continuum? Quels sont les facteurs qui les freinent ou les favorisent?
– Quelles leçons tirer de diverses configurations de collaboration-partenariat pour le bien-être de l’élève? Par exemple : la collaboration-partenariat entre intervenants et parents immigrants dans les centres de la petite enfance; entre différents professionnels œuvrant en milieu scolaire; entre école, famille et communauté; entre organismes communautaires, etc.
– Comment vulgariser efficacement les connaissances scientifiques portant sur la collaboration et le partenariat pour le bien-être de l’élève?
L’objectif du colloque porte donc sur les conditions de la coconstruction du filet de résilience autour de l’élève pour qu’il se sente bien et réussisse à l’école. Il s’inscrit bien dans le thème du dialogue que l’ACFAS a choisi en 2019.
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