Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nadine Talbot : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Le programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) vise le développement de compétences au niveau primaire et secondaire. Afin d’encadrer les enseignants dans cette démarche de formation, le MELS a établi une politique d’évaluation et des cadres d’évaluation disciplinaires. Bien que ces documents soient complémentaires au PFEQ, des incongruences entre ceux-ci rendent l’évaluation des compétences plus difficile de la part des enseignants. Pourtant, ces documents sont d’une importance capitale, puisque toute évaluation de compétences effectuée par l’enseignant doit être en cohérence avec ceux-ci. Dans ce contexte, que ce soit en situation d'évaluation au service de l'apprentissage ou d'évaluation de l'apprentissage certaines difficultés sont rencontrées par les enseignants. L'une de celles-ci est la détermination des critères d’évaluation et de leurs indicateurs respectifs pour apprécier la réalisation d’une tâche complexe. Ainsi, les questions suivantes se posent. Comment la pratique évaluative de l’enseignant peut-elle être en accord avec les documents ministériels alors que ceux-ci ne sont pas totalement concordants? Quel document prime sur les autres ? Quelles informations retenir pour l’élaboration de listes de vérification et de grilles d’appréciation ? Au cours de cette communication, différentes incongruités seront discutées afin d’apporter des réponses à ces multiples questionnements des enseignants.
Au cours de l’élaboration du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), le ministère de l’Éducation (MEQ) a privilégié le développement de compétences tout comme certains pays européens. Ainsi, la mise en place du PFEQ devrait permettre un apprentissage plus en profondeur passant de la maîtrise des connaissances à la mobilisation de ressources dans le but de développer des compétences disciplinaires ou transversales. L’application d’un programme de formation axé sur le développement de compétences influe sur l’ensemble de la pratique enseignante, y compris les pratiques d’évaluation des apprentissages. D’ailleurs, l’intégration de l’évaluation à l’enseignement, l’évaluation pour l’apprentissage et au service de l’apprentissage, les grilles d’appréciation pour la correction des tâches d’évaluation, l’élaboration de tâches d’évaluation, le vocabulaire (SAE, SEA, etc.) sont autant de concepts et d’outils privilégiés dans une formation par compétences. Or, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qui teste les connaissances plutôt que les compétences, reste l’outil privilégié pour accéder à la profession enseignante. Ainsi, il semblerait que des défis soient présents dans les milieux scolaires et en amont dans le milieu universitaire, tout au long de la formation des futurs enseignants. De la planification de l’enseignement à l’évaluation des apprentissages en passant par l’évaluation pour l’accès à la profession, où s’arrête l’évaluation des connaissances et quand s’agit-il d’évaluation des compétences? La juxtaposition des deux peut-elle être un modèle qui assure la validité et la fidélité de l’évaluation? Au cours de ce colloque, les communications présentées, par des chercheurs de différents horizons théoriques ou pratiques, permettront de faire le point sur plusieurs défis encore présents dans les milieux éducatifs bien que le PFEQ soit mis en application depuis plusieurs années déjà.
Titre du colloque :
Thème du colloque :