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Sylvain Moineau : Université Laval
Le système CRISPR-Cas agit naturellement comme un système immunitaire adaptatif chez les bactéries. La structure génétique CRISPR (Clustered regularly interspaced short palindromic repeats) et les gènes cas associés protègent les bactéries contre l'infection par des acides nucléiques étrangers, dont les génomes de phages. Le système CRISPR-Cas de type II fonctionne en incorporant d'abord des «espaceurs» d'ADN dans la région génomique CRISPR, et ce entre deux séquences répétées. Ces espaceurs sont de courtes séquences d’ADN provenant de génomes viraux envahissants. Suivant cette adaptation, la région CRISPR est transcrite en de courts ARN (maturation). Ces petits ARN recrutent alors une endonucléase (Cas9) et le complexe résultant surveille l’intérieur de la bactérie. Si cette bactérie est de nouveau infectée par de l’ADN qui contient une séquence identique à un espaceur, les petits ARN guideront le complexe de surveillance vers cet ADN envahissant. Suite à un appariement ARN-ADN, il y aura une coupure franche de l’ADN qui mènera à l’arrêt de la réplication du phage (interférence). Cette coupure a lieu près d'un court motif, appelé PAM, adjacent à la séquence ciblée par l'espaceur. L'exploitation de ce système a mené au développement de la technologie CRISPR-Cas9 maintenant utilisé pour la manipulation précise de génomes de divers organismes. Cette conférence présentera les systèmes CRISPR-Cas, la technologie CRISPR-Cas9 et ses applications en chimie pharmaceutique.
Une des plus grandes applications de la chimie organique synthétique est d’être utilisée pour développer des médicaments. Dans ce colloque, l’avenir de la chimie organique de synthèse et pharmaceutique sera discuté selon un angle futuriste, où la chimie et le développement de médicament se mêlent à l’intelligence artificielle (IA) et à des technologies de modification génétique. En effet, le domaine de la chimie est en train de changer, et nous voulons comprendre ici comment la chimie organique ou médicinale traditionnelle peut se concilier avec les nouvelles technologies comme CRISPR et l’IA.
En commençant par une présentation électrisante qui traite de l’avenir que nous réserve CRISPR par Sylvain Moineau (Université Laval), nous couvrirons des sujets tels que les avancées en technologies de synthèse (André Beauchemin, Université d’Ottawa), les cellules souches (Jessie Lavoie, Santé Canada) ainsi que le développement de médicaments avec l’aide de l’intelligence artificielle (Sébastien Giguère, InvivoAI). Après une pause café, la deuxième session commencera avec les laboratoires autonomes (Karam J. Thomas, 99andBeyond), suivis par l’analyse des vaccins grippaux (Simon Sauvé, Santé Canada), l’apprentissage machine au service de la chimie (Simon Blackburn, Mila), l’amélioration des biothérapeutiques avec la glycosylation (Michel Gilbert, CNRC), les outils modernes en biologie structurelle (Joey Sheff, CNRC), l’isolation et la synthèse des dichromes comme composés cytotoxiques (Jérôme Alsarraf) et finalement, le rôle des carbohydrates dans les thérapeutiques (Janelle Sauvageau, CNRC).
Ces différentes approches seront approfondies lors de ce colloque pour nous permettre de réconcilier la chimie organique traditionnelle avec l’avenir.
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