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La chronique radio Teueikaniss : Découvrir la langue et la culture innue

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Nadine Boucher : Université Laval

Résumé de la communication

Dans cette conférence, Nadine Boucher présente une chronique radio qu’elle a initiée en 2018 sur les ondes de CKRL (89,1) à Québec. Cette chronique se nomme Teueikaniss (« petit tambour » en langue innue). Dans cette chronique, Madame Boucher partage ses découvertes sur la langue et la culture innue.

Teueikaniss est une oeuvre collective issue d'une collaboration avec des personnes de différentes communautés innues du Québec. En effet, des membres des communautés innues aident Madame Boucher dans la création de chacune de ses chroniques. Par exemple, des femmes poètes innues lui font parvenir des enregistrements de leurs poèmes en innu qui sont ensuite diffusé et traduits en onde. Aussi, des spécialistes de la langue innue aident Madame Boucher à expliquer le sens de différents mots.

En somme, Teueikaniss permet de faire connaître davantage la langue et la culture innue à la population allochtone tout en initiant la création de liens harmonieux entre membres des communautés innues et Allochtones du Québec.

Résumé du colloque

Depuis les années 1970, les langues autochtones ont traversé les murs des écoles (dans la foulée du mouvement qui donne naissance au document Maîtrise indienne de l’éducation indienne) et, depuis environ cinq ans, des cours crédités de langue ont commencé à être offerts dans les grandes villes. Ces cours sont destinés à des Autochtones qui souhaitent se réapproprier leur langue et aussi à des allochtones curieux de ce patrimoine immatériel. Or, il est important de souligner que la transmission des langues autochtones en milieu urbain québécois se fait déjà depuis plusieurs décennies dans le cadre moins formel d’ateliers, organisés avec un objectif de sécurisation culturelle.

À l’heure actuelle, ces langues sont apprises et étudiées autant dans le milieu de l’éducation que le milieu communautaire et par des publics très variés : des adultes autochtones et allochtones ou des enfants. Elles sont étudiées en tant que langue première (L1), comme chez la plupart des communautés innues, atikameks ou cries, ou que langue seconde (L2), comme chez les Abénakis ou les Mohawks. La coexistence de différents contextes d’apprentissage se traduit par différents types d’apprenants, qui requièrent des ressources humaines formées en conséquence. La demande pour des cours de langue autochtone ne cesse d’augmenter, et les institutions, instituts, centres communautaires, collèges et universités peinent à trouver des enseignants qualifiés.

Ce colloque sera l’occasion de faire le point sur les possibilités et les besoins de formation ou de perfectionnement pour les formateurs, enseignants et professeurs de langues autochtones. Il réunira des acteurs de différents milieux et favorisera les discussions entre les représentants des communautés et les chercheurs universitaires. Ce colloque permettra également d’aborder la question des compétences à développer chez les enseignant.es et du type de formation nécessaire pour l’enseignement et la transmission des langues autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 29 mai 2019

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