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Gwendoline Norbert : Université de Montréal
À partir d’un retour d’expériences vécues en France dans les structures préscolaires, cette communication a pour objectifs de montrer l’impact de la médiation interculturelle par le biais du support artistique sur la collaboration professionnels- parents immigrants. En effet, mes diverses expériences en France, en tant qu’éducatrice de jeunes enfants, m’ont amené à réfléchir sur la manière dont le dialogue entre la culture institutionnelle et la culture familiale pouvait s’établir, à la suite de constats répétés mettant en évidence des ruptures de liens entre les parents issus de l’immigration et les professionnels dans ces structures. Ces ruptures puisaient leurs origines dans des incompréhensions quant à la manière d’éduquer l’enfant et à celle de prendre soin de lui au quotidien. Ce qui affectait l’efficacité du travail de coéducation que les professionnels doivent engager, afin de répondre aux missions de l’établissement. La médiation interculturelle, par ses diverses modalités, permet de faire le lien entre les cultures (Cohen-Emerique, 2015) et apparait, de ce fait, comme une alternative intéressante pour consolider la collaboration professionnels-parents immigrants. Cette communication aborde notamment l’art comme support de médiation interculturelle. En effet, le support artistique permet d’aller au-delà des mots, d’exprimer des émotions fortes que le langage oral ne révèle pas suffisamment.
Parmi les volets de son mandat (instruire, qualifier, socialiser), l’école québécoise vise à la fois le bien-être de l’élève et sa réussite scolaire. La réalisation de cet objectif est complexifiée par la multiplicité des défis qu’il faut relever pour y parvenir. En effet, l’élève est aussi un enfant ou un jeune. Son bien-être global et sa performance scolaire sont intimement liés dans une même expérience socioscolaire. Qui façonne cette expérience? Il y a les institutions et organismes (école, familles, ressources communautaires, divers services) ainsi que les acteurs qui interviennent auprès de l’enfant, du jeune, de l’élève. Pour une intervention concertée, complémentaire et soutenue, il est pertinent de se demander quelles sont les conditions optimales de collaboration ou de partenariat entre ces protagonistes.
– Qu’entend-on par « bien-être » de l’élève? Quels autres concepts traduisent les conditions de ce bien-être?
– Qu’en est-il du bien-être de l’intervenant, du professionnel, de l’enseignant qui accompagne l’élève?
– Collaboration ou partenariat? Comment appréhender ces deux dynamiques, de manière séparée ou dans un continuum? Quels sont les facteurs qui les freinent ou les favorisent?
– Quelles leçons tirer de diverses configurations de collaboration-partenariat pour le bien-être de l’élève? Par exemple : la collaboration-partenariat entre intervenants et parents immigrants dans les centres de la petite enfance; entre différents professionnels œuvrant en milieu scolaire; entre école, famille et communauté; entre organismes communautaires, etc.
– Comment vulgariser efficacement les connaissances scientifiques portant sur la collaboration et le partenariat pour le bien-être de l’élève?
L’objectif du colloque porte donc sur les conditions de la coconstruction du filet de résilience autour de l’élève pour qu’il se sente bien et réussisse à l’école. Il s’inscrit bien dans le thème du dialogue que l’ACFAS a choisi en 2019.
Titre du colloque :
Thème du colloque :