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Gnon BABA : Université de Kara
Hier des états africains se bousculaient dans les rangs des PPTE, car il fallait s’y inscrire pour se faire alléger ou effacer les dettes. Aujourd’hui, ils sont à la quête de l’émergence. Le pari est ambitieux et même salutaire mais ne nécessite-t-il pas des actions plus soutenues ? En effet, si le développement suppose un minimum de santé physique et mentale, d’alimentation saine des populations, alors l’insalubrité des villes apparaîtrait comme un facteur limitant au développement. Or la gestion des déchets ne semble pas être la priorité des états. Le constat dans des villes est amer : les déchets solides sous les ponts ou aux abords des cours d’eau, Même quand elles sont vidangées, les eaux usées sont souvent évacuées dans l’environnement. Conséquence: eaux des rivières souillées de polluants chimiques et bactériologiques; pourtant ces cours d’eau font l’objet d’intenses activités telles que le maraîchage, ce qui ne garantit pas la sécurité sanitaire de l’eau et des aliments. On peut aussi citer dans certains cas, la recrudescence des maladies liées à l’eau. Mais combien d'états font le bilan du coût des maladies liées à l’eau , pourtant évitables? Énormes enjeux et défis sanitaires et environnementaux pour l’Afrique qui aspire à l’émergence : écocitoyenneté, éducation aux bonnes pratiques d’hygiène, alimentation saine, gestion saine des résidus urbains, protection des ressources en eau.
Mots clés : santé, eaux usées, déchets solides, alimentation saine, environnement.
En raison des contraintes environnementales et économiques, plusieurs laboratoires internationaux ont entrepris des travaux sur la valorisation de la biomasse dans des produits écologiques. Par ailleurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) considère la biomasse comme une solution pour le développement ou l’amélioration des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Plus récemment, outre la valorisation des ressources naturelles abondantes (lin, bois, chanvre, etc.), une attention particulière a été portée aux grandes quantités de rejets agricoles (déchets des plantes légumineuses et fruitières) ou industriels (sciures de bois, par exemple). Ces déchets entraînent des problèmes sérieux pour l’environnement et la gestion des espaces. Une transformation de ces déchets en de nouveaux produits à valeur ajoutée s’impose et peut être génératrice de nouvelles richesses en revenus et en emplois. Les exemples d’application des résidus et des ressources agroforestières dans des produits écologiques sont multiples, et les efforts sont répartis à travers la planète. Cela aura des effets avantageux au niveau environnemental et économique. C’est dans ce cadre que le colloque s’inscrit. Quelques exemples d’utilisation des résidus et des ressources agroforestières renouvelables, relatifs à des initiatives d’ici et d’ailleurs, seront présentés.
Titre du colloque :