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Eric Dion : UQAM - Université du Québec à Montréal
Certains élèves « différents », comme ceux présentant une déficience intellectuelle, ont de la difficulté à s’intégrer socialement en classe ordinaire, des difficultés traditionnellement attribuées à des caractéristiques de l’élève (ex. : un manque d’habiletés sociales). Dans la présente étude, nous avons plutôt considéré le rôle des actions posées par l’enseignant. Douze groupes intégrant un élève présentant une déficience intellectuelle ont participé. Les actions posées par l’enseignant ont été évaluées à l’aide d’une entrevue (enseignant) et d’un questionnaire (élèves réguliers), alors que l’intégration de l’élève présentant une déficience intellectuelle a été mesurée par le biais du statut sociométrique. Les résultats indiquent que certains enseignants posaient plusieurs actions, alors que d’autres n’en posaient aucune. Une forte corrélation a été observée entre ces actions et l’intégration sociale de l’élève présentant une déficience intellectuelle. Nous discuterons des facteurs qui incitent un enseignant à plus ou moins agir pour favoriser l’intégration des élèves « différents ».
D’une année à l’autre, au primaire comme au secondaire, enseignants, professionnels et personnel de soutien accueillent de nouveaux élèves et apprivoisent de nouveaux groupes. En adaptation quasi constante, ces intervenants doivent tisser des liens avec les élèves, découvrir leurs forces et leurs capacités et, surtout, s’ajuster à leurs besoins afin de poursuivre les missions de l’école québécoise. L’unicité des élèves, à laquelle s’ajoute celle de ces acteurs, rend d’emblée l’aventure complexe. Elle se corse davantage lorsque certains élèves, dont les profils sont de plus en plus diversifiés, se démarquent du lot, et ce, pour de multitudes raisons.
On assiste depuis quelques années à une progression importante du nombre d’élèves dits « différents », qui présentent des caractéristiques singulières à divers égards (présence de difficultés d’adaptation ou d’apprentissage, problèmes de comportement ou de santé mentale, parcours de vie complexe, etc.). Cette montée peut à la fois être attribuable à une plus grande sensibilisation du milieu scolaire à leurs besoins, comme à une intensification des difficultés vécues par ces mêmes élèves ou même à une moins grande tolérance du milieu scolaire à leur égard. N’empêche, cette réalité fait en sorte que l’accompagnement de ces élèves représente un défi de taille, pouvant engendrer un certain sentiment d’impuissance chez l’enseignant, comme chez les autres acteurs scolaires. Afin de les soutenir dans cette tâche complexe, il importe de mieux comprendre comment ils se représentent les besoins de ces élèves et comment ils interagissent avec eux au quotidien. L’objectif du colloque est donc d’approfondir notre compréhension de cette réalité en mettant l’accent sur les représentations des acteurs scolaires à l’égard des élèves « différents », ainsi que sur la manière dont les acteurs scolaires font face à cette complexité inhérente à quiconque travaille au service des êtres humains dans un contexte de socialisation et d’apprentissage.
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