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Amada Francisca Aldama : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Cette étude vise à comprendre le sens que les immigrants de première génération accordent à la participation sociale, sous forme de bénévolat, dans le cadre d’un festival multiculturel, ceci comprit comme une célébration publique de courte durée présentant la richesse et le patrimoine ethnoculturels des communautés issues de l’immigration. Elle s’intéresse également aux motivations, aux bénéfices et à la contribution de la participation sociale au processus d’intégration des immigrants à la société d’accueil. L’approche qualitative a permis d’explorer le phénomène du point de vue de l’immigrant bénévole par des entretiens semi-dirigés réalisés auprès de dix immigrants participant comme bénévoles à la Fête de la diversité culturelle de Drummondville. Les résultats confirment la contribution favorable de la participation sociale, sous forme de bénévolat, dans le cadre d’un festival multiculturel, au processus d’intégration des immigrants à la société d’accueil. La signification qu’ils accordent à cette participation s’avère déterminante sur les plans de la création des liens sociaux, sur les processus de changement qui se produisent comme effet du contact, sur la reconnaissance de la contribution, de la valorisation du bagage culturel et de l’expression de l’identité individuelle ainsi que sur le développement et la manifestation du sentiment d’appartenance à la communauté d’accueil.
Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?
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