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Annie Montpetit : UQO - Université du Québec en Outaouais
Traditionnellement, dans la littérature scientifique, la dépendance des communautés canadiennes face à la forêt a principalement été traitée sous un angle économique. Les aspects écologiques, culturels et sociaux, pourtant porteurs de dimensions territoriales essentielles ont donc été négligés. Des changements sociaux et écologiques complexes, se déclinant à de multiples échelles, pourraient mettre en péril les trajectoires de développement des communautés canadiennes dépendantes de la forêt et nécessitent d’élargir la notion de dépendance. Une conceptualisation holistique de la dépendance permettrait de palier aux lacunes d'une vision strictement économique de celle-ci. Les questions qui émergent sont les suivantes : Qu’entend-on par « communauté dépendante de la forêt » et comment peut-on capturer, de manière systématique, les multiples dimensions associées à la dépendance envers la forêt? L’objectif de cette communication est d’expliquer comment une vision élargie de la dépendance des communautés envers la forêt permet des connaissances territoriales plus élaborées et en mesure de mener à des politiques publiques adaptées aux réalités territoriales. En utilisant une combinaison de données de Statistiques Canada et de données spatiales, une liste de communautés canadiennes dépendantes de la forêt a été établie et comparée avec la méthode strictement économique. Les connaissances nouvelles, qui émergent de cette méthodologie novatrice, seront expliquées et discutées.
De nombreux travaux de recherche ont insisté sur l’importance de la connaissance et du partage des connaissances comme des moteurs de développement des territoires. La littérature sur les milieux innovateurs, les régions apprenantes et les grappes : dans ces notions, les connaissances et les savoir-faire à l’échelle des territoires sont vus comme une ressource primordiale pour les PME. Ce n’est que rarement que sont évoqués les autres types d’acteurs associés au développement régional. Pourtant, ces modèles de développement territorial ne sont pas les seuls possibles, et ils ne s’appliquent pas toujours aussi facilement dans toutes les régions. Les processus de partage des connaissances où interviennent d’autres types de développements que l’entrepreneuriat dans divers types de territoires interpellent un renouvellement des savoirs sur le partage des connaissances dans les territoires.
Cette session entend s’interroger sur les contextes du partage de connaissances dans les milieux régionaux et se pencher sur les formes centrées sur les PME, tout comme sur des formes moins connues de partage non exclusivement centrées sur les entreprises privées. Les chercheurs sont ainsi invités à analyser des formes variées de transfert de connaissances dans les territoires, allant des dispositifs qui formalisent les partages entre chercheurs et acteurs tels les observatoires territoriaux, les laboratoires vivants, les incubateurs d’entreprises (y compris celles d’entreprises d’économie sociale) jusqu’à des processus et des pratiques territorialisées d’échange de connaissances entre divers acteurs publics, privés et associatifs comme les tables de concertation, les commissions municipales, les exercices de planification, etc. Il s’agit non seulement de documenter ces diverses pratiques de partage de connaissances et les rôles des acteurs qui y participent, mais également de les situer dans leurs contextes territoriaux et de développement particuliers.
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