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L’École du patrimoine du Haut-Saint-Laurent : une courroie de transmission entre savoirs et gouvernance

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Édith Prégent : Musée régional Vaudreuil-Soulanges

Résumé de la communication

En octobre 2012, la Loi sur le patrimoine culturel du Québec entrait en vigueur et proposait plusieurs nouveautés. En filigrane de cette loi, on peut lire qu’une plus grande responsabilité est désormais transférée aux communautés locales quant à la gestion du patrimoine. Cette approche « bottom-up » implique de laisser aux collectivités locales le soin de prendre en charge son propre patrimoine. Mais encore faut-il que les acteurs du milieu, qui en assurent la gouvernance, sachent de quoi il est question.

Entre cette législation novatrice, le développement des savoirs universitaires et les actions concrètes dans le milieu, il existe des « frontières » certaines qui engendrent trop souvent des conséquences irréversibles.

Comme établir un dialogue approprié entre les chercheurs et les acteurs du milieu? Comment franchir les frontières entre la connaissance et la gouvernance? Et surtout, comment faire connaître les outils de la loi et susciter l’intérêt des acteurs du milieu?

En 2013, le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges a mis sur pied une École du patrimoine dont le principal objectif est de proposer des échanges dont les sujets permettent l’acquisition de connaissances et d’outils afin d’initier des projets locaux de préservation et de valorisation du patrimoine local.

Cette communication propose d’illustrer, par des exemples concrets, comment celle-ci réussi à combler les interstices entre la connaissance et la gouvernance et à susciter des actions locales.

Résumé du colloque

Les frontières reviennent en force, elles se multiplient et se durcissent, malgré la promesse de leur ouverture, voire de leur disparition avec la mondialisation, une mobilité accrue et une démocratisation des technologies de communication. Le concept de frontière concerne les relations entre l’espace et la société. Ensuite, la frontière est la limite entre deux choses différentes, elle est ce qui délimite, départage. Le patrimoine, par son potentiel à marquer les frontières culturelles, participe aux enjeux urbains, muséaux, artistiques ou géographiques. Outre le patrimoine qui trace la frontière d’une identité locale, régionale ou nationale, le patrimoine peut être source de dialogue. C’est cette projection prometteuse qui favorise tant son actualisation que sa transmission. En quoi le patrimoine culturel représente-t-il le potentiel du dialogue interdisciplinaire, interculturel, intergénérationnel? Comment cohabite la pluralité des patrimoines politique, culturelle, linguistique, historique, notamment dans les régions frontalières? La notion de la région frontalière renverrait tant au caractère administratif d’un territoire qu’aux frontières des disciplines investies dans le champ patrimonial. Autrement dit, la problématique mise de l’avant concerne la gouvernance du patrimoine, mais aussi les propositions théoriques ou empiriques relatives à son étude et à sa médiation. Si la frontière comme le patrimoine sont les constructions, comment s’articulent les limites du patrimoine et de ses études? En fait, le patrimoine est à la fois ouvert et fermé au dialogue : d’une part, tout est potentiellement le patrimoine et, de l’autre, le patrimoine relève de lois strictes qui régissent sa désignation (acquisitions et intégrations aux collections muséales, reconnaissance gouvernementale ou municipale). Comment les institutions comme les universités participent-elles à la préservation et à la valorisation des patrimoines?

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 29 mai 2019

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