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Annie Charron : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’entrée dans le monde de l’écrit des enfants commencent généralement dans le milieu familial et le milieu de garde. Les parents et les éducatrices les exposent, à leur manière, à la lecture et à l’écriture, ce qui leur permet de développer des habiletés et des connaissances liées à l’émergence de l’écrit (dimension cognitive), mais également des attitudes, telles que le goût d’apprendre à lire et à écrire et les interactions autour d’un livre (dimension affective). À la maternelle, l’enseignante mettra en place des contextes d’apprentissage signifiants ainsi que du matériel riche et approprié qui permettra à l’enfant de poursuivre son développement des différentes composantes de l’émergence de l’écrit. Selon Giasson (2011), l’émergence de l’écrit compte 5 composantes : le langage oral, la clarté cognitive, la connaissance de lettres, la conscience phonologique et le principe alphabétique. La fréquentation d’un service de garde éducatif à l’école et de la bibliothèque, la participation à des activités communautaires sont également des conditions qui favorisent l’entrée dans l’écrit.
Cette communication visera à présenter des conditions favorables à une entrée dans l’écrit réussie chez les jeunes enfants. Le modèle écologique de Bronfenbrenner (19779, 1986) sera retenu pour exposer les conditions de certains systèmes : ontosystème (l’enfant), microsystème (la famille et le milieu de garde) et mésosystème (la relation entre la famille et l’école ainsi que la bibliothèque).
Pour favoriser une entrée dans l’écrit réussie, il est essentiel que l’enfant d’âge préscolaire vive des expériences littéraciques au sein de sa famille et à la maternelle (Piasta et al., 2012; Scarborough, Neuman et Dickinson, 2009). Des résultats de recherches ont révélé l’importance des pratiques de littératie familiale (Sénéchal, 2011) et l’influence du type de pratiques enseignantes adoptées en maternelle sur la qualité et la nature des apprentissages réalisés par les enfants sur la langue écrite (Wasik et Hindman, 2010) et sur la réussite de la transition entre la maternelle et la 1re année du primaire (Turcotte, Prévost et Benjamin, 2016). En plus des pratiques préventives en lien avec les premiers apprentissages en lecture et en écriture auprès des familles (Boudreau et Grondin, 2012; Charron, Gagnon et Fortin-Clément, 2014; Giasson et Saint-Laurent, 2004), une variété de pratiques enseignantes sont présentes dans les maternelles québécoises, notamment celles qui misent sur la littérature jeunesse (Montésinos-Gelet, Dupin de Saint-André et Bourdeau, 2015), sur l’enseignement du son et du nom des lettres par le jeu (Piasta et Wagner, 2010), et sur l’utilisation du prénom des enfants de la classe (Levin et al., 2005).
Dans le cadre de ce colloque, les contributions porteront sur la compréhension et l’identification de pratiques de littératie familiale et de pratiques enseignantes reconnues comme efficaces pour soutenir l’entrée dans l’écrit et le passage de la maternelle à la 1re année du primaire. L’ensemble des communications permettra d’approfondir les connaissances à l’égard de l’articulation nécessaire entre la famille et la maternelle ainsi que la maternelle et le 1er cycle du primaire, en plus de définir de nouvelles pistes de recherche et d’intervention.
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