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Camila Gordillo : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’extractivisme en Amérique Latine date d’il y a des centaines d’années. Toutefois, de nouvelles dynamiques, plus précisément avec les activités minières, ont été forgées depuis les années 1990 en établissant le Canada à la tête de ce domaine au niveau mondial. L’une des aires géographiques où les compagnies minières canadiennes se sont établies est la région Andine. Cette région se caractérise par un chevauchement géographique important entre les populations, leurs savoirs et pratiques en lien avec les systèmes alimentaires et les sites miniers. Considérant les particularités historiques, géographiques, politiques, économiques, culturelles et sociales des populations Andines, quels sont leurs défis face à l’extractivisme des minières? Une recherche théorique a fait ressortir huit projets miniers situés au Pérou, en Bolivie, au Chili et en Argentine. Des impacts sur les systèmes alimentaires andins sont ressortis au fil de phénomènes complexes de dégradation de l’environnement et de la santé environnementale des populations Autochtones. De plus, des constats indiquent une réduction du potentiel de développement régional des Andes comme autres impacts des activités minières. Finalement, quelques considérations concernant les politiques économiques du gouvernement canadien sont abordées.
L’année 2019 est déclarée « année internationale des langues autochtones » par l’ONU. Cette initiative fait écho à sa résolution sur les droits des peuples autochtones ainsi qu’aux valeurs de l’UNESCO et à sa mission éducative via l’Agenda 2030. Elle vise « la protection des droits humains, la consolidation de la paix et du développement durable, en assurant la diversité culturelle et le dialogue interculturel » (ONU, 2016). Dans ce contexte mondial, et en écho au thème du Congrès 2019 de l’ACFAS, deux Chaires UNESCO organisent un colloque conjoint sous le signe de l’éducation transformatoire par le dialogue : la Chaire UNESCO en « transmission culturelle chez les premiers peuples dans une dynamique de mieux-être et d’empowerment » (TCPPDMEE) de l’UQAC et la Chaire UNESCO en « démocratie, citoyenneté mondiale et éducation transformatoire » (DCMÉT) de l’UQO. L’Outaouais est fortement marqué par la présence autochtone, dont celle des Algonquins qui, d’ailleurs, n’ont jamais cédé leur souveraineté sur ce territoire. À Gatineau, le musée de l’histoire est l’œuvre de l’architecte autochtone Douglas Cardinal. Des initiatives témoignent de la transformation des relations entre Autochtones et Allochtones dans plusieurs domaines : arts, éducation, littérature, gouvernance, mouvements sociaux et médias. Or, on constate actuellement une forte résistance (populaire, politique et médiatique) face à la diversité. Des discours xénophobes sont exprimés ouvertement contre les peuples autochtones, les communautés racisées et les mouvements migratoires. Notre but est d’aborder ces enjeux liés à la persistance systémique des racismes, des colonialismes, des injustices et des inégalités sociales. Le colloque réunira divers acteurs sociaux, autochtones et allochtones, pour un dialogue contre-hégémonique mené dans un esprit de conciliation, sur la diversité des identités et des citoyennetés, selon trois axes thématiques : langues et cultures, savoirs et pratiques de transmission, et mouvements sociaux.
Titre du colloque :