pen icon Colloque
quote

Les pratiques de régulation des enseignants en arts plastiques au secondaire face aux questions sensibles abordées par leurs élèves

AP

Membre a labase

Alexandra Pilote : Université de Montréal

Résumé de la communication

En classe d’arts plastiques, il n’est pas rare que des enseignants et des élèves soient confrontés à des questions sensibles issues de l’actualité, de manifestations artistiques, de la culture populaire ou d’événements du quotidien. Il y a certes des avantages à permettre ce type de questions, mais elles peuvent aussi générer bon nombre d’interrogations. Le programme de formation évoque les besoins d’expression des élèves sans jamais émettre de réserves. Ainsi, bien des enseignants se retrouvent seuls face au défi que représente l’intégration de ces questions.

Cette recherche vise à ce que la présence de ce type de questions soit vécue de manière positive tant par les enseignants que par leurs élèves ou par toutes personnes susceptibles de les apprécier. Son objectif est de souligner les pratiques les plus constructives ainsi que celles qui tendent vers le développement d’une posture de création proche de celle valorisée par le milieu de l’art.

Elle analyse des données issues à la fois d’entrevues avec cinq enseignants et de ma propre pratique enseignante. Cet angle heuristique me permet de porter attention aux phénomènes en fonction de ma sensibilité tout en alimentant mon point de vue grâce à des éléments externes. Le cadre théorique s’appuie sur des assises didactiques consensuelles bonifiées afin de faire ressortir un modèle qui tient compte des éléments spécifiquement liés aux arts plastiques comme l’acte de créer, le contexte de création et le public.

Résumé du colloque

Cette rencontre invite à porter un nouveau regard sur l’art qui, pour citer Anne Cauquelin, ne se limite pas à ce que la doxa nous présente comme tel, mais revendique haut et fort son rôle d’acteur public pleinement impliqué dans les débats sociétaux. En effet, l’art à l’époque moderne sort de la période historique durant laquelle la société ne voulait voir en lui qu’un agrément : il est devenu un moyen de connaissance et d’action (Ardenne, 2009; Lamoureux, 2005; Lamoureux et Uhl, 2018), abordant diverses questions socialement vives : équité, diversité, antiracisme, pluralisme, humanisme… Par cette ouverture, les arts permettent le développement des compétences sociales (Winner, Goldstein et Vincent-Lancrin, 2014) et participent à la formation du citoyen (Kerlan, 2014; Lauret, 2014; Liot, 2010). Cette évolution du paradigme de l’art donne une importance cruciale aux recherches portant sur l’impact que l’enseignement artistique et culturel peut avoir sur les transformations sociales : sa vocation est bien de servir d’outil pour l’éducation à l’inclusion, à la santé, à la démocratie, à l’environnement, etc. Le besoin d’un engagement collectif en ce sens est clairement exprimé par les attentes envers l’éducation, et aussi constaté à travers les finalités de plusieurs programmes de formation (voir par exemple les quatre arts dans PFEQ, chapitre « Relations avec les domaines généraux de formation »). Dans la continuité de ces idées, le colloque est consacré à une thématique de recherche émergente considérant l’art comme vecteur et/ou porteur d’un questionnement sociétal; il se situe au point de rencontre de trois champs de réflexion et/ou d’action : les arts, les enjeux sociétaux et les pratiques de formation ou éducation.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
Discutant-e- de la session : Maia Morel
section icon Date : 29 mai 2019

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :