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Anne-Sophie Parent : Université Laval
Les pratiques de l’enseignant.e à l’éducation préscolaire favorisent le langage oral de l’enfant de 5 ans, pierre angulaire du développement de son langage écrit (Dickinson & Porche, 2011; Wasik, Hindman, & Snell, 2016). Ces pratiques enseignantes sont déployées différemment selon le contexte de classe (Chien et al., 2010; Goble & Pianta, 2017). Les enseignants.es utiliseraient plus de pratiques pour soutenir langage oral lors des activités en grand groupe initiées par l’adulte (Chen & de Groot Kim, 2014). Pourtant, les activités en petits groupes et celles initiées par l’enfant seraient plus favorables à son langage oral que les activités en grand groupe initiées par l’adulte (Montie, Xiang, & Schweinhart, 2006).
Ce projet vise à étudier les pratiques enseignantes à l’éducation préscolaire 5 ans pour soutenir le langage oral selon trois contextes de classe : les activités en grand groupe dirigées par l’adulte, les activités en petits groupes dirigées par l’adulte et les activités en petits groupes dirigées par l’enfant. L’échantillon est composé de 11 enseignants.es à l’éducation préscolaire 5 ans de la région de Québec. La fréquence et la qualité des pratiques des enseignants.es seront mesurées dans chaque contexte avec la Grille d’observation des pratiques éducatives pour le soutien de la Communication, du Langage et de l’Émergence de l’Écrit (CLÉÉ) (Bergeron-Morin et al., 2019). Des résultats préliminaires seront présentés lors de la communication.
Pour favoriser une entrée dans l’écrit réussie, il est essentiel que l’enfant d’âge préscolaire vive des expériences littéraciques au sein de sa famille et à la maternelle (Piasta et al., 2012; Scarborough, Neuman et Dickinson, 2009). Des résultats de recherches ont révélé l’importance des pratiques de littératie familiale (Sénéchal, 2011) et l’influence du type de pratiques enseignantes adoptées en maternelle sur la qualité et la nature des apprentissages réalisés par les enfants sur la langue écrite (Wasik et Hindman, 2010) et sur la réussite de la transition entre la maternelle et la 1re année du primaire (Turcotte, Prévost et Benjamin, 2016). En plus des pratiques préventives en lien avec les premiers apprentissages en lecture et en écriture auprès des familles (Boudreau et Grondin, 2012; Charron, Gagnon et Fortin-Clément, 2014; Giasson et Saint-Laurent, 2004), une variété de pratiques enseignantes sont présentes dans les maternelles québécoises, notamment celles qui misent sur la littérature jeunesse (Montésinos-Gelet, Dupin de Saint-André et Bourdeau, 2015), sur l’enseignement du son et du nom des lettres par le jeu (Piasta et Wagner, 2010), et sur l’utilisation du prénom des enfants de la classe (Levin et al., 2005).
Dans le cadre de ce colloque, les contributions porteront sur la compréhension et l’identification de pratiques de littératie familiale et de pratiques enseignantes reconnues comme efficaces pour soutenir l’entrée dans l’écrit et le passage de la maternelle à la 1re année du primaire. L’ensemble des communications permettra d’approfondir les connaissances à l’égard de l’articulation nécessaire entre la famille et la maternelle ainsi que la maternelle et le 1er cycle du primaire, en plus de définir de nouvelles pistes de recherche et d’intervention.
Thème du colloque :