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Léna Bergeron : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Évaluer des compétences professionnelles, notamment en situation de stage, est un acte particulièrement complexe (Bélair, 2007; Lafortune, 2007; Tardif, Fortier et Préfontaine, 2006). En complément des observations directes se concrétisant par des supervisions dans le milieu de stage, certains travaux universitaires permettent d’avoir accès à la réflexion et aux décisions des personnes stagiaires. L’un des enjeux majeurs parmi ceux qui se posent est que les travaux choisis doivent servir autant pour progresser et réaliser des apprentissages que pour être évalué (Lacourse et Hansler, 2008; Dierkens, 2011). De plus, il se révèle important de percevoir positivement de la valeur des tâches afin de s’engagent réellement (Viau, 2009). Finalement, un autre défi est de trouver un juste équilibre quant à l’investissement nécessaire en temps, pour que les travaux exigés ne mobilisent pas l’énergie de la personne stagiaire de manière démesurée, ce qui empêcherait de tirer profit de l’expérience. Dans ce contexte, des solutions sont à chercher afin d’élaborer et d’articuler un dispositif de soutien au développement et à l’évaluation des compétences des stagiaires en enseignement qui soit porteur d’apprentissages, signifiant pour les étudiants et réaliste en investissement de temps. La première phase d’une recherche-développement a permis de faire l’examen des connaissances scientifiques. Cette communication fera état des constats formulés lors de cet exercice.
Au cours de l’élaboration du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), le ministère de l’Éducation (MEQ) a privilégié le développement de compétences tout comme certains pays européens. Ainsi, la mise en place du PFEQ devrait permettre un apprentissage plus en profondeur passant de la maîtrise des connaissances à la mobilisation de ressources dans le but de développer des compétences disciplinaires ou transversales. L’application d’un programme de formation axé sur le développement de compétences influe sur l’ensemble de la pratique enseignante, y compris les pratiques d’évaluation des apprentissages. D’ailleurs, l’intégration de l’évaluation à l’enseignement, l’évaluation pour l’apprentissage et au service de l’apprentissage, les grilles d’appréciation pour la correction des tâches d’évaluation, l’élaboration de tâches d’évaluation, le vocabulaire (SAE, SEA, etc.) sont autant de concepts et d’outils privilégiés dans une formation par compétences. Or, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qui teste les connaissances plutôt que les compétences, reste l’outil privilégié pour accéder à la profession enseignante. Ainsi, il semblerait que des défis soient présents dans les milieux scolaires et en amont dans le milieu universitaire, tout au long de la formation des futurs enseignants. De la planification de l’enseignement à l’évaluation des apprentissages en passant par l’évaluation pour l’accès à la profession, où s’arrête l’évaluation des connaissances et quand s’agit-il d’évaluation des compétences? La juxtaposition des deux peut-elle être un modèle qui assure la validité et la fidélité de l’évaluation? Au cours de ce colloque, les communications présentées, par des chercheurs de différents horizons théoriques ou pratiques, permettront de faire le point sur plusieurs défis encore présents dans les milieux éducatifs bien que le PFEQ soit mis en application depuis plusieurs années déjà.
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