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Jean Luc Gelinas : Service d'orientation et d'intégration des immigrants au travail de Québec SOIT
Les régions du Québec ont un besoin criant de travailleurs, et l’immigration est désormais reconnue comme étant une solution clé. Cependant, il est faux de prétendre attirer les immigrants en région avec des stratégies qui sont pensées en fonction de la métropole. De fait, 80% des personnes immigrantes s’établissaient à Montréal et ce pourcentage n’est descendu que de 5%, pour aider les régions. Les avantages-coûts de ces projets, pour amener les personnes immigrantes en région, sont déficitaires. Il est urgent et nécessaire de repenser nos façons de voir et de faire, pour la vitalité des régions.
À partir de trois constats, qui, s’ils sont durs, n’en sont pas moins réels, l’auteur propose trois clés nécessaires pour ouvrir la porte des régions. L’une, concerne le partage des responsabilités et la collaboration, la seconde, vise le lien direct entre le point de départ et l’arrivée de l’immigrant, et la troisième, souligne les capacités des personnes et du milieu à interagir et à entrer en relations, en fonction des priorités des régions.
Si plusieurs institutions et organisations élaborent ou tentent d’appliquer divers programmes pour aider les personnels immigrants récents à s’intégrer socialement et professionnellement au sein de leur nouveau milieu de travail francophone, il n’en demeure pas moins que plusieurs d’entre elles peinent à recruter, à intégrer, à former et, surtout, à retenir ces ressources, souvent surspécialisées (Safi, 2006; Labelle, Field et Icart, 2007; Ferrand, 2008; Mulatris et Skogen, 2012; Nsangou, 2012; Asselin, 2014; Boulet, 2016).
Bouchard et Taylor (2008) prônent la mise en oeuvre d’accommodements raisonnables. Le nouveau gouvernement québécois proclame ajuster son plan d’immigration en vue de retenir les immigrants à long terme. Le plan d’action pour la Décennie internationale du rapprochement des cultures (2013-2022), adopté par le conseil exécutif de l’UNESCO en décembre 2014, considère que : « [l]a paix durable repose sur un écheveau complexe et fragile de valeurs, d’attitudes et de comportements intimement liés, requis pour l’application des traités internationaux ainsi que dans la vie quotidienne, pour la pratique du respect, de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, de la compréhension mutuelle et du dialogue. Avant tout, le dialogue doit jouer un plus grand rôle dans le développement d’une conscience planétaire universelle, exempte de tout préjugé d’ordre racial, ethnique et social ».
Les gouvernements allemand, français, canadien, québécois, des institutions francophones et autres s’évertuent à adapter leurs politiques d’immigration, parfois envers les immigrants, parfois envers les réfugiés, voire envers les étudiants internationaux, en vue de les retenir pour répondre aux besoins socioéconomiques (Lévesque, 2016).
Ainsi, comment définir et mettre en place le concept de dialogue interculturel en vue d’intégrer et de retenir les immigrants récents dans les milieux de travail francophones?
Conférence d’ouverture du colloque le mardi 28 mai 2019 par M. Kamel Béji, titulaire de la Chaire de recherche sur l’intégration et la gestion des diversités en emploi (CRIDE, Université Laval)
Plénière de la journée du 28 mai 2019 par M. Paul Bélanger, directeur du Centre interdisciplinaire pour la recherche et le développement sur l’éducation et la formation tout au long de la vie (CIRDEF, UQAM)
Table ronde le mercredi 29 mai 2019 dès 13 h 30
Titre du colloque :