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André Villeneuve : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Depuis le début des années 2000, le système éducatif québécois est conduit par des politiques de « régulation par les résultats », une mouvance internationale marquée par des collectes et analyses systématiques de données de performance pour rendre compte de la qualité des services offerts à la population et orienter les priorités et les actions pour améliorer le système éducatif (Felouziz et Hanhart, 2011; Maroy et Voisin, 2014). À l'échelle de l'école, les collectes et analyses de données se limitent souvent aux résultats chiffrés des évaluations sommatives pour orienter les priorités de l'établissement d'enseignement et prendre des décisions d'ordre pédagogique dans une perspective d'amélioration de l'enseignement et de l'apprentissage (Schildkamp, Ehen et Lai, 2012). Cependant, les établissements scolaires disposent également d'autres types de données ayant le potentiel d'informer les intervenants sur les conditions d'apprentissage des élèves et de soutenir leurs réflexions pour prendre des décisions pédagogiques (Datnow et Park, 2014). Cette communication rend compte des résultats de l'implantation d'un processus de la prise de décision pédagogique appuyée sur les données au sein d'une CAP dans une école secondaire. Elle tente de répondre aux questions suivantes : quelles données sont pertinentes pour la prise de décision pédagogique? Comment les exploiter efficacement pour améliorer l'enseignement et l'apprentissage?
La direction d’un établissement scolaire est un travail extrêmement exigeant (Poirel et al., 2017; Trenberth et Dewe, 2006), et les risques psychosociaux décelés à la source du problème (p. ex., surcharge, isolement, faible reconnaissance, manque de ressources et de soutien, relation interpersonnelle conflictuelle et climat toxique) peuvent miner le bien-être et la santé au travail et accentuer l’épuisement de ces professionnels (Gravelle, 2009). Cependant, d’autres facteurs peuvent contrecarrer les effets délétères sur la santé, notamment la résilience (Garon et al., 2006), le sentiment d’efficacité personnelle, les compétences émotionnelles (Poirel, Béland et Charlot, à paraître), la passion au travail (Fernet et al., à paraître), la confiance et le climat relationnel (Brunet et Savoie, 2016). Dans un contexte de réussite éducative, ce colloque vise à engager un dialogue entre chercheurs et praticiens au bénéfice de tous les acteurs qui gravitent autour de l’établissement (élèves, directions, enseignants, professionnels, personnel de soutien). Il met en exergue l’importance de la santé et du bien-être de l’ensemble de ces acteurs, mais porte principalement sur les rôles et sur les effets de la direction sur la santé de son établissement. Les questions suivantes sont traitées :
Comment agir sur les risques pour favoriser la santé et le bien-être au travail des directions d’établissement?
Quelles compétences des directions pourraient favoriser la santé et le bien-être au travail en contexte scolaire?
Comment des directions peuvent-elles favoriser le développement d’un climat relationnel qui suscite la confiance au sein de l’établissement?
Quelle est l’influence de la gestion axée sur les résultats sur les conditions de travail, la santé et le bien-être des directions d’établissement?
Quelles sont les initiatives pouvant ou ayant été mises en place par des associations professionnelles, des commissions scolaires ou des établissements pour améliorer le bien-être au travail des directions d’établissement?
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