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Caroline Letor : Université de Sherbrooke
L’injonction au travail collaboratif comprise dans la (GAR) et, plus récemment dans des projets comme le CAR (Collaborer Apprendre Réussir), invite les directions d’école à développer une culture collaborative, entre autres, à travers la constitution de Communautés d’apprentissage professionnelle (CAP) au sein de leur établissement et à participer à des Communautés de pratiques (COP) avec des collègues directions. Ces programmes sont caractérisés par des composantes managériales importantes visant à équiper les directions à mener à bien cette mission. Ils comprennent également un ensemble d’actions renforçant le leadership de la direction (sensibilisation, outils, information, formation et accompagnement) dans la mise en œuvre du travail collaboratif, notamment sous la forme de CAP. Selon nos hypothèses, les directions d’école sont à la fois renforcées dans leurs compétences à développer le travail collaboratif et isolées dans son opérationnalisation au sein de leur établissement scolaire, les mettant en tension. Dans une recherche exploratoire, une enquête par entretiens semi-directifs auprès de directions d’établissement scolaire participant au projet CAR, permet de comprendre comment les directions s’approprient ces actions visant à les rendre compétentes et légitimes, notamment en ce qui concerne le leadership qu’elles développent au sein de leur établissement, et comment leur sentiment de compétence et de leader légitime est affecté.
La direction d’un établissement scolaire est un travail extrêmement exigeant (Poirel et al., 2017; Trenberth et Dewe, 2006), et les risques psychosociaux décelés à la source du problème (p. ex., surcharge, isolement, faible reconnaissance, manque de ressources et de soutien, relation interpersonnelle conflictuelle et climat toxique) peuvent miner le bien-être et la santé au travail et accentuer l’épuisement de ces professionnels (Gravelle, 2009). Cependant, d’autres facteurs peuvent contrecarrer les effets délétères sur la santé, notamment la résilience (Garon et al., 2006), le sentiment d’efficacité personnelle, les compétences émotionnelles (Poirel, Béland et Charlot, à paraître), la passion au travail (Fernet et al., à paraître), la confiance et le climat relationnel (Brunet et Savoie, 2016). Dans un contexte de réussite éducative, ce colloque vise à engager un dialogue entre chercheurs et praticiens au bénéfice de tous les acteurs qui gravitent autour de l’établissement (élèves, directions, enseignants, professionnels, personnel de soutien). Il met en exergue l’importance de la santé et du bien-être de l’ensemble de ces acteurs, mais porte principalement sur les rôles et sur les effets de la direction sur la santé de son établissement. Les questions suivantes sont traitées :
Comment agir sur les risques pour favoriser la santé et le bien-être au travail des directions d’établissement?
Quelles compétences des directions pourraient favoriser la santé et le bien-être au travail en contexte scolaire?
Comment des directions peuvent-elles favoriser le développement d’un climat relationnel qui suscite la confiance au sein de l’établissement?
Quelle est l’influence de la gestion axée sur les résultats sur les conditions de travail, la santé et le bien-être des directions d’établissement?
Quelles sont les initiatives pouvant ou ayant été mises en place par des associations professionnelles, des commissions scolaires ou des établissements pour améliorer le bien-être au travail des directions d’établissement?
Titre du colloque :