Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie-France Huet : Université Laval
Depuis juin 2014, le Bureau canadien d’agrément des programmes de génie exige d’une part que les universités canadiennes ajoutent aux programmes de baccalauréat en génie le développement de 12 qualités chez les étudiants et d’autre part instaurent un processus d’amélioration continue. Ces nouvelles exigences ont amené les programmes à revoir leur approche et ont mobilisé le personnel enseignant à travailler en concertation. Les responsables des programmes ont choisi de baser dorénavant l’évaluation de la formation non plus sur l’analyse de contenu de programme mais plutôt sur une démonstration par l’institution de l’acquisition de qualités requises chez l’étudiant à la fin de ses études. Après avoir expliqué la décision de retenir l’approche programme et d’en avoir défini le concept, nous mettrons en lumière les orientations générales qui ont guidé la démarche commune de révision des programmes, la création d’outils qui a permis de procéder à l’évaluation des qualités et l’utilisation des résultats d’évaluation pour implanter le processus d’amélioration continue. Ce type de démarche s’est déroulé sur plusieurs années et les défis ont été nombreux. Nous présenterons les stratégies d’implantation et les outils qui ont été conçus dans le cadre de cette opération en tenant compte du contexte qui implique 16 programmes de baccalauréat en génie.
Au cours de l’élaboration du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), le ministère de l’Éducation (MEQ) a privilégié le développement de compétences tout comme certains pays européens. Ainsi, la mise en place du PFEQ devrait permettre un apprentissage plus en profondeur passant de la maîtrise des connaissances à la mobilisation de ressources dans le but de développer des compétences disciplinaires ou transversales. L’application d’un programme de formation axé sur le développement de compétences influe sur l’ensemble de la pratique enseignante, y compris les pratiques d’évaluation des apprentissages. D’ailleurs, l’intégration de l’évaluation à l’enseignement, l’évaluation pour l’apprentissage et au service de l’apprentissage, les grilles d’appréciation pour la correction des tâches d’évaluation, l’élaboration de tâches d’évaluation, le vocabulaire (SAE, SEA, etc.) sont autant de concepts et d’outils privilégiés dans une formation par compétences. Or, le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE), qui teste les connaissances plutôt que les compétences, reste l’outil privilégié pour accéder à la profession enseignante. Ainsi, il semblerait que des défis soient présents dans les milieux scolaires et en amont dans le milieu universitaire, tout au long de la formation des futurs enseignants. De la planification de l’enseignement à l’évaluation des apprentissages en passant par l’évaluation pour l’accès à la profession, où s’arrête l’évaluation des connaissances et quand s’agit-il d’évaluation des compétences? La juxtaposition des deux peut-elle être un modèle qui assure la validité et la fidélité de l’évaluation? Au cours de ce colloque, les communications présentées, par des chercheurs de différents horizons théoriques ou pratiques, permettront de faire le point sur plusieurs défis encore présents dans les milieux éducatifs bien que le PFEQ soit mis en application depuis plusieurs années déjà.
Titre du colloque :
Thème du colloque :