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Zohoré Olivier KOUDOU : Université Félix Houphouët-Boigny
Représentant plus de 50% de la population et malgré les efforts engagés par le Gouvernement et la Communauté internationale pour faciliter leur épanouissement et leur insertion dans l’économie, les femmes demeurent la couche de la population la plus touchée par la pauvreté en Côte d’Ivoire. Pour survivre et satisfaire les besoins de leurs familles, elles exercent de nombreux petits métiers et créent des activités génératrices des revenus.
Toutefois, malgré cet engouement pour les activités entrepreneuriales, les femmes, et surtout les femmes Gouro (femmes revendeuses des vivres frais), trouvent difficilement des financements auprès des Institutions de Micro Finance (IMF), pourtant chargées de trouver une réponse adéquate aux besoins de financement de ceux qui ont difficilement accès aux services bancaires.
Dans ce travail, l’objectif est de relever les facteurs qui constituent les obstacles au financement des activités des femmes Gouro par les IMF. Il est aussi question de mettre en relief, dans le cas des activités génératrices de revenus, le lien entre sources de financement des femmes Gouro et leurs objectifs d’autonomisation économiques. Il s’agit aussi et surtout d’entrevoir les solutions pour que les IMF financent l’activité des femmes Gouro, activité importante pour leur émancipation dans le cadre du développement durable.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :