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Miroir, miroir … me rends-tu heureux? La relation entre être perçu de façon juste, se sentir perçu de façon juste, et le bien-être

MM

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Marie-Catherine Mignault : Université McGill

Résumé de la communication

La transparence (être perçu de façon juste quant à sa personnalité) et le sentiment d’être transparent (se sentir perçu de façon juste) sont deux concepts connexes liés au bien-être (Human, Mignault, Rogers, & Biesanz, 2019; Reis, Sheldon, Gable, Roscoe & Ryan, 2000). À ce jour, ces deux concepts n’ont pas été examinés dans une même étude, ce qui soulève trois questions : 1) la transparence et le sentiment d’être transparent sont-ils liés, c’est-à-dire, les gens ont-ils conscience de leur propre niveau de transparence, 2) la transparence et le sentiment d’être transparent sont-ils des indicateurs indépendants du bien-être d’une personne, et 3) y a-t-il une interaction entre ces indicateurs pour prédire le bien-être, de sorte que l’augmentation concomitante de la transparence et du sentiment d’être transparent optimise le bien-être? En utilisant la méthode round robin(Kenny, 1994; N=544, Ndyades=2861), une association positive émerge entre la transparence lors de premières impressions et le sentiment d’être transparent. De plus, les résultats démontrent que ces deux concepts sont liés au bien-être indépendamment l’un de l’autre et n’interagissent pas de manière à prédire un bien-être plus élevé. Finalement, lorsque la transparence d’une personne est élevée, ses proches rapportent avoir une relation plus positive avec celle-ci. En somme, même si être perçu avec justesse et se sentir perçu avec justesse vont de pair, ces deux concepts ont des liens distincts avec le bien-être.

Résumé du colloque

La communication non verbale fait l’objet de milliers de publications scientifiques. La reconnaissance des expressions faciales, la sensibilité interpersonnelle ainsi que l’influence de la maladie mentale, de l’âge et de la culture sur la communication non verbale ne sont que quelques-uns des enjeux étudiés qui obtiennent plus d’attention de la part d’une communauté internationale de chercheur.e.s provenant de différents pays (p. ex., États-Unis, Angleterre, Canada, Pays-Bas, Italie, Australie) et domaines de recherche. La psychologie, la psychiatrie, la communication, la biologie, l’informatique et l’éthologie, entre autres, s’intéressent à la communication non verbale (Plusquellec et Denault, 2018). Tant pour le grand public que pour le milieu professionnel, les sciences de la communication non verbale représentent une incroyable source de connaissances afin de favoriser la prise de décisions éclairées et le développement de meilleures pratiques sur divers enjeux liés, entre autres, à des questions de ressources humaines ainsi que de santé, d’éducation et de justice. Malheureusement, leur incidence dans la francophonie soulève des questions. En effet, le nombre de publications scientifiques en français par rapport à celles en anglais est négligeable. De plus, au Québec et en France, depuis quelques années, des techniques et des approches n’ayant fait l’objet d’aucune évaluation par les pairs ont gagné en popularité auprès du grand public et du milieu professionnel. Les conséquences d’une telle situation ne sont pas à négliger. En effet, non seulement les connaissances douteuses peuvent nuire à la prise de décisions éclairées et au développement de meilleures pratiques, mais, pendant ce temps, les connaissances scientifiques qui pourraient les favoriser sont négligées. Devant un tel constat, la valorisation des connaissances scientifiques sur la communication non verbale dans la francophonie s’avère nécessaire et urgente.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 29 mai 2019

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