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Euphrasie KOUASSI épouse YAO : Côte d'Ivoire
Face aux enjeux de développement, la Côte d’Ivoire a fait l’option de promouvoir la question du genre comme un des leviers de la performance de son développement. Aussi a-t-elle développé une stratégie au moyen des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) pour renforcer la visibilité et le leadership des femmes. Ce modèle ivoirien est le Compendium des Compétences Féminines (CCF), une solution pratique et innovante pour la participation des femmes dans la gouvernance politique tant nationale que locale. Cet outil au service des décideurs permet d’identifier les secteurs où les femmes sont sous-représentées afin d’inciter à la prise de mesures correctives dans le sens de l’équité et de la justice sociale. Les acquis majeurs sont, entre autres, la disponibilité d’une base de données dynamique et interactive de plus de 15. 000 membres qui jouent un rôle prépondérant dans la consolidation de la paix, un annuaire de plus de 1. 000 femmes cadres pour faciliter leur nomination, plus de 700 femmes promues aux postes de décisions, au moins 3. 000 femmes formées, le renforcement de la participation citoyenne et politique de plus de 500 femmes candidates aux élections locales, la mise en place d’un réseau solidaire et dynamique entre les membres. Ces résultats ont permis à la Côte d’Ivoire d’être retenue par le PNUD en 2018 comme pays donateur de bonnes pratiques pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :