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Livia Cadei : Université catholique
L'implication des nouvelles générations dans les engagements et les motivations familiales est sans aucun doute l'une des phases les plus délicates de l'histoire familiale, dans la mesure où les mêmes équilibres familiaux sont menacés. Un dicton populaire dit: "la première génération crée, la seconde maintient et la troisième détruit".
La recherche a pour but d’examiner les facteurs de motivation et d’investissement qui ont marqué les trajectoires de vie à la fois de sujets qui ont créé des entreprises et de ceux qui y travaillent après un parcours de migration.
L'étude vise en particulier à identifier les éléments récurrents, communs ou divergents dans les dimensions des valeurs, de la motivation, de la créativité et de l’orientation au risque dans la transmission intergénérationnelle soit dans les processus familiaux des fondateurs d'entreprises que des travailleurs immigrés, afin de définir les stratégies de transférabilité possibles et d’éducabilité.
La méthode narrative permettra de rassembler des histoires, d'accéder à des connaissances expérientielles et à des apprentissages se manifestant dans le monde du travail, dans la formation, au cours de la vie ; dès la mise en forme de l’expérience et de l’analyse, les acquisitions expérientielles et les cadres conceptuels ressortirons complexifiés.
Les entretiens permettront d’identifier dans les récits de vie les spécificités soit du mythe fondateur que du progéniteur à l’origine de la ligne migratoire.
Le récit de soi comporte une puissance qui conjugue les dynamiques de formation de soi et de compréhension du monde (Dominicé, 1990; Leray, 1995; Pineau, 2006). Par le passage de l’expérience au langage et le travail de mise en mots du vécu, des processus de compréhension de soi et d’intercompréhension biographique peuvent advenir, permettant de produire de nouvelles connaissances (Breton, 2017). Dans ce colloque, nous interrogeons les usages contemporains des récits de vie en situant leurs ancrages théoriques et en déployant des aspects méthodologiques afin de caractériser les effets de compréhension qu’ils génèrent à la fois chez les chercheurs et chez les sujets qui s’impliquent.
L’utilisation des récits de vie en sciences sociales et humaines à des fins de recherche est loin de s’épuiser si l’on considère l’élargissement et la multiplicité de son emploi dans différents champs. Initialement employés en histoire, en anthropologie et en sociologie (Gottschalk, Kluckhohn et Angell, 1945), ils le sont à présent dans d’autres domaines (psychologie, travail social, sciences de la santé, sciences de l’éducation, etc.). La diversité des applications touche les aspects méthodologiques de l’emploi des récits de vie et concerne aussi les ancrages théoriques qui les orientent (interactionnisme symbolique, phénoménologie, ethnométhodologie, herméneutique, entre autres) (Bernard, 2014; Breton, 2019; Finger, 1984; Legrand, 1992; Malet, 2000; Woods, 1990). Les personnes et groupes sociaux concernés par les récits sont également diversifiés et les objets théoriques sont pluriels : décrochage scolaire, résilience, incidents critiques, événement biographique, pour en nommer quelques-uns (Barrère, 2002; Bessin, 2009; Demba, 2012; Lani-Bayle et Slowik, 2016). Le colloque est l’occasion, par l’exposition de recherches provenant des champs de l’éducation, de la formation et de la santé, d’examiner, de caractériser et de mettre à jour : les protocoles de recherche mobilisant le récit dans une visée compréhensive; les procédés de catégorisation propres à l’analyse de contenu lors des enquêtes narratives; les effets de compréhension et les connaissances produites par les approches narratives et biographiques (Delory-Momberger, 2017; Poirier, Clapier-Valladon et Raybaud, 1996).
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