Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Médard Ndoutorlengar : Université de Sarh
L’institution familiale en Afrique sudsaharienne et particulièrement au Tchad est fortement marquée par les mutations sociales en cours. De nouveaux modèles familiaux apparaissent alors que, de manière paradoxale, les structures familiales traditionnelles se maintiennent notamment par besoin de solidarité face à la crise économique et à la pauvreté. Les résultats de nos travaux illustrent le besoin de comprendre et de faire savoir que le type d’activité, le niveau de revenu et le taux d’activité sont trois dimensions de l’activité des femmes qui s’ajustent non seulement entre elles, mais aussi s’articulent entre la vie active et la vie familiale de ces dernières. Les liens structurels découlent des modes de gestion de l’articulation entre la vie familiale et celle professionnelle pour les femmes tchadiennes en activité. Or, notre étude montre que dans les sociétés tchadiennes réputées patriarcales, la place de la femme est inféodée à celle de l’homme. L’objet de cette communication est de chercher à comprendre la manière selon laquelle les tâches domestiques sont gérées et prises en charge lorsque les femmes tchadiennes sont en activité. L’approche par les « capabilités » de l’économiste Amartya Sen a été prise pour modèle d’analyse et les entretiens semi-directifs constituent le cadre pratique de l’étude.
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
Titre du colloque :
Thème du colloque :