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Julie Myre-Bisaillon : Université de Sherbrooke
Au Québec, les questions qui entourent la préparation des enfants lors de leur entrée à l’école sont actuellement bien documentées: l’EQDEM (2017) révèle qu’un enfant sur quatre est considéré comme vulnérable au moment de son entrée à l’école et que les enfants issus de milieux défavorisés sont plus nombreux que les autres à présenter cette vulnérabilité au moment de leur entrée à la maternelle (Pomerleau, Malcuit, Moreau et Bouchard, 2005; Simard et collab., 2013). Selon l’OCDE (2009), il faut intervenir davantage au stade de la petite enfance et l’intervention doit cibler les enfants plus vulnérables. Reconnaître le rôle des parents et les accompagner est donc une priorité pour le développement des jeunes enfants (MFA, 2014). La recherche s’est intéressée de près, depuis une trentaine d’années, aux pratiques familiales en matière d’éveil à la lecture et à l’écriture (ÉLÉ) et à leur incidence sur le développement ultérieur en lecture. Le projet Histoires de famille a permis de mettre en place 12 ateliers d’une durée 1h30 à chaque semaine ont été offerts pendant 12 semaines en collaboration avec une Maison de la famille. En tout, neuf familles vulnérables ayant des enfants 0-5 ans ont participé aux ateliers d’éveil réalisés. La structure des ateliers de même que l’approche utilisée seront présentés. Enfin, les résultats qui seront décrits sont issus de deux entretiens de groupe avec les parents et de l’observation participante.
Pour favoriser une entrée dans l’écrit réussie, il est essentiel que l’enfant d’âge préscolaire vive des expériences littéraciques au sein de sa famille et à la maternelle (Piasta et al., 2012; Scarborough, Neuman et Dickinson, 2009). Des résultats de recherches ont révélé l’importance des pratiques de littératie familiale (Sénéchal, 2011) et l’influence du type de pratiques enseignantes adoptées en maternelle sur la qualité et la nature des apprentissages réalisés par les enfants sur la langue écrite (Wasik et Hindman, 2010) et sur la réussite de la transition entre la maternelle et la 1re année du primaire (Turcotte, Prévost et Benjamin, 2016). En plus des pratiques préventives en lien avec les premiers apprentissages en lecture et en écriture auprès des familles (Boudreau et Grondin, 2012; Charron, Gagnon et Fortin-Clément, 2014; Giasson et Saint-Laurent, 2004), une variété de pratiques enseignantes sont présentes dans les maternelles québécoises, notamment celles qui misent sur la littérature jeunesse (Montésinos-Gelet, Dupin de Saint-André et Bourdeau, 2015), sur l’enseignement du son et du nom des lettres par le jeu (Piasta et Wagner, 2010), et sur l’utilisation du prénom des enfants de la classe (Levin et al., 2005).
Dans le cadre de ce colloque, les contributions porteront sur la compréhension et l’identification de pratiques de littératie familiale et de pratiques enseignantes reconnues comme efficaces pour soutenir l’entrée dans l’écrit et le passage de la maternelle à la 1re année du primaire. L’ensemble des communications permettra d’approfondir les connaissances à l’égard de l’articulation nécessaire entre la famille et la maternelle ainsi que la maternelle et le 1er cycle du primaire, en plus de définir de nouvelles pistes de recherche et d’intervention.
Thème du colloque :