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Karima Guemiza : Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue
L’Abitibi-Témiscamingue est une région ressource dont l’économie dépend autant de l’industrie minières que de l’exploitation forestière. Cette dernière produit une énorme quantité de biomasse notamment, celles qui demeurent sur les parterres de coupes ainsi que les résidus d’usines de sciage et de pâtes et papiers. Dans le contexte du développement durable, cette biomasse importante pourrait être réutilisée et valorisée selon différentes avenues. Le centre technologique des résidus industriels œuvre tant dans le domaine de la biomasse que dans le domaine minier suivant sa mission qui est la valorisation des résidus industriels. Dans les études que nous vous présentons ici, différents types de biomasses résiduelles forestières (épinette, bouleau, sapin) ont été utilisées pour la production de biochars par pyrolyse dont les paramètres ont été optimisés. Les biochars ainsi obtenus ont été utilisés pour différentes études : i) biochar modifié par greffage de fer utilisé dans la végétalisation d’un site minier contaminé à l’arsenic; ii) biochars agglomérés avec d’autres matières résiduelles fertilisantes sous forme des granules et le potentiel fertilisant de ces dernières sera évalué dans la production de plants; iii) biochars agglomérés sous forme des granules énergétiques dont la capacité calorifique a été comparée avec celle du charbon minéral; vi) biochar a été activé et utilisé par la suite dans le traitement des eaux usées. Les résultats de ces études vous seront présentés.
En raison des contraintes environnementales et économiques, plusieurs laboratoires internationaux ont entrepris des travaux sur la valorisation de la biomasse dans des produits écologiques. Par ailleurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) considère la biomasse comme une solution pour le développement ou l’amélioration des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Plus récemment, outre la valorisation des ressources naturelles abondantes (lin, bois, chanvre, etc.), une attention particulière a été portée aux grandes quantités de rejets agricoles (déchets des plantes légumineuses et fruitières) ou industriels (sciures de bois, par exemple). Ces déchets entraînent des problèmes sérieux pour l’environnement et la gestion des espaces. Une transformation de ces déchets en de nouveaux produits à valeur ajoutée s’impose et peut être génératrice de nouvelles richesses en revenus et en emplois. Les exemples d’application des résidus et des ressources agroforestières dans des produits écologiques sont multiples, et les efforts sont répartis à travers la planète. Cela aura des effets avantageux au niveau environnemental et économique. C’est dans ce cadre que le colloque s’inscrit. Quelques exemples d’utilisation des résidus et des ressources agroforestières renouvelables, relatifs à des initiatives d’ici et d’ailleurs, seront présentés.
Titre du colloque :