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Marc Chikhani : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’étude porte sur l’analyse de la vulnérabilité thermique du réseau artériel principal de la Ville de Montréal. Le projet vise à offrir des outils permettant de gérer le réseau routier artériel dans un contexte de réchauffement climatique et d’accroissement des îlots de chaleur.
Les portions du réseau artériel accusant un déficit thermique ont été localisées et comparées à des portions thermiquement saines afin d’isoler les facteurs responsables de cette disparité. Une application web interactive basée sur des technologies ouvertes a été mise en place afin de faciliter analyse et prise de décision.
Une sélection complète des tronçons de voirie du réseau dit « supérieur » sur l’île de Montréal a produit 4 201 tronçons. De ceux-ci, 3590 (85,4%) présentent une température moyenne de plus de 30 °C; 2151 tronçons (51%) ont une température moyenne comprise entre 35 et 40 °C et 1054 (25%) tronçons ont une température moyenne comprise entre 40°C et 45°C. Il devient alors d’intérêt de s’interroger sur les causes de ces variations thermiques entre les tronçons.
Le croisement des données thermiques avec les données de canopée montre que les arbres sont un facteur important de mitigation des ICU sur le réseau routier ainsi que l’ombrage porté des bâtiments. Une superficie de l’espace public apte au verdissement a également été estimée.
Une vague de chaleur a fait 70 morts au Québec à l’été 2018. Mais ce sont les inondations récurrentes, dont celles de 2011 et 2017, qui retiennent l’attention des responsables politiques. En décembre 2017, un forum a été tenu, regroupant des élus provinciaux et municipaux, des personnes sinistrées, des représentants d’instances locales et régionales, des organismes concernés par la sécurité civile ainsi que des ministères et agences du gouvernement du Québec. À la suite de ce forum, un plan d’action en matière de sécurité civile relatif aux inondations a été déposé en mars 2018. Celui-ci met en relief notamment la nécessité d’une cartographie actualisée des zones inondables. Ce plan comporte 24 mesures pour faire face au risque d’inondations. Parmi ces mesures, le plan insiste sur une intensification de la recherche pour une meilleure connaissance du risque d’inondations. C’est ainsi qu’un réseau de recherche sur la gestion des risques liés aux inondations dans un contexte de changements climatiques est créé au printemps 2018. Celui-ci a pour objectif principal d’apporter rapidement des réponses et des solutions concrètes, applicables et durables aux besoins exprimés par les communautés touchées par les inondations.
Les thématiques de recherche privilégiées sont : la gouvernance, le transfert technologique et l’acquisition de connaissances, l’aménagement du territoire et la réglementation, les enjeux économiques et sociaux, puis les répercussions psychosociales et la santé des populations.
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