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Nadine Talbot : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Plusieurs universités ont choisi d’élaborer certains de leurs programmes de formation selon une approche par compétences dont les programmes de baccalauréat en enseignement et de maîtrise en enseignement. Toutefois, dans un programme élaboré selon une approche par compétences, l’évaluation des apprentissages intégrée à l’enseignement est prônée. Ainsi, l’évaluation des apprentissages en situation de développement des compétences occupe plus de place dans le processus d’apprentissage et permettrait ainsi d’augmenter le niveau d’engagement de l’étudiant dans ses études. Considérant l’importante place que prend l’évaluation des apprentissages dans la tâche enseignante, une question centrale concernant l’alignement des programmes de la formation des maîtres à l’approche par compétences se pose. Ainsi au cours de cette communication, la place occupée par l’évaluation des apprentissages dans la formation des maîtres sera présentée. Afin d’avoir un meilleur état de la situation, une comparaison avec des programmes de la formation des maîtres dispensés dans d’autres pays sera aussi exposée.
Que peuvent faire les universités et les grandes écoles pour offrir des programmes d’études centrés sur l’apprentissage? Ce colloque apporte quelques éléments de réponse à cette question qui, dans la mouvance du Scholarship of Curriculum Practice (SoCp), invite les enseignants, les étudiants, les conseillers pédagogiques, les administrateurs et les membres de la communauté à explorer de quelles façons ils peuvent interagir, et coopérer, pour déployer une nouvelle offre de formation innovante qui place l’apprentissage des étudiants au cœur de tout projet de transformation partielle ou totale (Pelletier et Huot, 2017). Les dimensions sociales, politiques et culturelles de toute entreprise de conception (besoins et design), d’implantation (comportements décisionnels) et d’évaluation (qualité et pertinence) de programmes sont discutées. Ces trois temps de déploiement balisent la présentation de différentes recherches sur le curriculum, concept englobant à fois les contenus d’enseignement, les dispositifs pédagogiques, les programmes d’études, les valeurs éducatives et les idéologies qui influencent le développement de ces dimensions (Béchard, 2016). Afin de refléter la diversité curriculaire, des comptes rendus de pratiques réflexives centrées sur la création ou la réforme de programmes existants dans les champs professionnels, dans les sciences et technologies et dans les arts et sciences humaines sont décortiqués. À la toute fin, la notion de coopération, objet bien connu en sciences sociales, sert de trait d’union entre toutes ces expériences de terrain et soulève une série de questions n’ayant pas encore trouvé de réponses satisfaisantes. Il est entendu que la coopération, qu’elle soit spontanée ou organisée, formelle ou informelle, relève de l’action conjointe pour répondre à un but commun. En termes sociologiques, elle s’inscrit dans la logique du don (donner, recevoir, rendre), et non dans celle du tout pour soi (prendre, refuser, garder). Ainsi, une innovation réussie est la manifestation d’une dynamique de coopération organisationnelle centrée sur le don-contre-don (Alter, 2009).
Titre du colloque :