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Eric Tchouaket : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’efficience se définie comme l’atteinte des objectifs ou des résultats par rapport aux ressources utilisées. Évaluer l’efficience économique d’une intervention revient à comparer les coûts associés à l’implantation de l’intervention (intrants) et les coûts des effets (extrants) qu’ils engendrent. Aussi, l’analyse de l’efficience permet de prioriser les interventions les plus économiques afin d’y investir.
Dans le domaine des sciences infirmières, l’efficience d’une intervention est obtenue lorsque moins de ressources humaines, matérielles et financières sont investies pour atteindre un objectif de santé et de qualité de vie fixé, ou bien de meilleurs résultats. Elle offre aux pouvoirs publics, aux gestionnaires, aux professionnels de la santé, et aux patients et aux familles des informations sur les conséquences économiques des pratiques infirmières.
Cette présentation permettra donc de familiariser les infirmières à l’analyse de l’efficience des interventions et s’inscrit dans une nouvelle perspective en sciences infirmières. Deux exemples d’analyse de l’efficience en sciences infirmières seront abordés lors de la présentation : l’analyse des ratios infirmier-patient au Québec ; et l’analyse de l’efficience de la prévention et contrôle des infections au Québec.
La science infirmière comporte de nombreux défis, et ce, dans les cinq axes de la discipline : enseignement, recherche, pratique clinique, administration et politique. L’avancement des connaissances, la complexité croissante des soins, le vieillissement de la population, de même que la hausse des demandes pour les infirmières en pratique avancée n’y sont pas étrangers. Le contexte actuel exige de considérer ces enjeux dans le but d’analyser leur incidence sur la discipline et la profession. De ce fait, une réflexion approfondie sur les effets directs de la recherche en science infirmière s’avère nécessaire afin de trouver de nouvelles avenues pour répondre aux transformations actuelles qui nous poussent à imaginer autrement l’avenir et à développer de nouvelles solutions aux problèmes de santé.
Les objectifs du colloque sont : 1) de définir les enjeux actuels de la discipline infirmière en abordant les cinq axes qui la composent, soit l’enseignement, la recherche, l’administration, la pratique clinique ainsi que le politique; et 2) de discuter, au cours d’une table ronde, des avenues innovantes pour aborder les perspectives de la discipline infirmière.
Ce colloque sera une occasion d’examiner la recherche en science infirmière et de mieux comprendre l’effet des données probantes sur la formation, la gestion, la pratique clinique et le politique. Une conférence d’ouverture commencera la journée et sera suivie par des présentations qui permettront : 1) de faire un survol des défis de la formation en français au Canada; 2) de présenter les avancées technologiques qui peuvent contribuer au développement de la formation et du leadership politique des infirmières; 3) d’explorer les politiques organisationnelles, les répercussions auprès des patients et l’inclusion des infirmières issues de minorités visibles; et 4) de discuter de l’importance de l’aspect politique pour les infirmières.
Une table ronde animée par Isabelle St-Pierre (professeure, Université du Québec en Outaouais) réunira des panélistes, dont Marilyn Aita (professeure agrégée, Université de Montréal), Kelley Kilpatrick (titulaire de la chaire de recherche Susan E. French Chair in nursing research and innovative practice), Mélanie Lavoie-Tremblay (professeure, Université McGill) et Amélie Perron (professeure agrégée, Université d’Ottawa), et permettra de discuter et de proposer des avenues innovantes pour aborder les perspectives de la discipline infirmière.
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