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Jérôme Dupras : UQO - Université du Québec en Outaouais
Les arbres et forêts en milieux urbains fournissent de multiples bénéfices aux communautés : de la lutte aux îlots de chaleur, en passant par le contrôle des eaux de ruissèlement et la séquestration de carbone. Pour penser une forêt urbaine en santé et qui maximise ces bénéfices, des facteurs sociaux, environnementaux et économiques doivent être considérés dans sa planification et sa gestion. En se basant sur les exemples des villes de Montréal et de Québec, la présentation vise à discuter de la mesure, de la modélisation et des arbitrages entre ces services écosystémiques, et des conditions qui peuvent favoriser leur intégration dans les pratiques de gestions des villes.
Depuis quelques décennies, les changements globaux induits par l’humain s’accélèrent et engendrent plusieurs nouveaux stress et une plus grande imprévisibilité environnementale. Ces nouveaux stress menacent la pérennité de plusieurs espèces et écosystèmes au Canada. Comme les enjeux sont souvent différents selon que l’on se trouve en milieu urbain, agricole ou naturel, une étude d’impact pour chacun de ces différents milieux est essentielle pour mieux anticiper l’impact des changements globaux sur l’ensemble des écosystèmes canadiens. Dans ce contexte, il est important de déterminer les espèces ou les écosystèmes les plus vulnérables face à ces changements environnementaux, mais surtout de mieux comprendre les processus d’adaptation et de résilience des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques afin de développer des stratégies d’aménagement ou de gestion mieux adaptées aux conditions environnementales à venir.
Les changements globaux auront également des impacts importants sur l’humanité qui vit et dépend des écosystèmes forestiers terrestres et aquatiques. En effet, les communautés humaines dépendent de ces écosystèmes pour plusieurs types de services, dont les services d’approvisionnement (la production de produits tangibles), les services de régulation (p. ex., prévention des inondations) et les services socioculturels (spiritualité, loisir). Les communautés humaines et les écosystèmes sont fortement liés à travers une myriade de relations complexes. Ces systèmes socioécologiques seront directement affectés par les changements globaux (par leur influence sur l’abondance et la qualité des services écosystémiques) ainsi que par les mesures de mitigation adoptées pour contrer les impacts des changements globaux sur les écosystèmes.
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