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Serge Larivée : Université de Montréal
Serge Larivée a fait ses études doctorales aux universités de Genève et Lausanne. Il est professeur à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal depuis 1977 et directeur de la Revue de psychoéducationdepuis 1979. Son champ d’expertise est double. Depuis 1977, ses recherches portent sur les théories et les mesures relatives à l’intelligence. D’autre part, il s’intéresse au fonctionnement de la science sous l’angle des fraudes scientifiques et des pseudosciences. Ses travaux sur ce sujet lui ont valu le prix «Sceptiques du Québec» en 2002. Il a à son actif 363 publications (incluant des articles scientifiques, des chapitres de livres, cinq livres, des recensions d’ouvrage) et 335 communications dans des congrès internationaux, nationaux et locaux, dont 180 sur invitation. De plus, il a reçu le prix d’excellence en enseignement de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal en 1994 et le Prix du Mérite du Conseil Interprofessionnel du Québec en 2014.
Dans un monde où l’information, souvent générée par l’utilisateur.rice, circule de plus en plus vite sans passer par un processus de validation, science et pseudoscience se côtoient, ce qui contribue à la confusion, au désintérêt et à la perte de confiance du public dans la recherche.
En considérant que l’acceptation et le rejet de la science ont des racines idéologiques différentes selon la problématique abordée, il ne suffit plus de générer une synthèse efficace de la recherche : les vulgarisateur.rice.s scientifiques doivent également rejoindre le public au-delà de ses diverses prédispositions idéologiques. En cette époque où des enjeux majeurs dépendent de la capacité de chaque individu à prendre des décisions basées sur des faits scientifiques, il paraît nécessaire d’outiller la communauté scientifique pour qu’elle communique une science claire, juste et accessible, tout en minimisant les interventions menant à la polarisation du public.
Tous les grands organismes subventionnaires canadiens reconnaissent que le transfert de connaissances est essentiel à l’adoption de pratiques et de politiques basées sur des données probantes, et plusieurs placent maintenant le transfert de connaissance à égalité avec la production de savoir dans leur mandat. Cependant, peu de chercheur.se.s se considèrent comme des expert.e.s en transmission du savoir, et certain.e.s peuvent se trouver démuni.e.s lors d’interactions avec un public peu ouvert à la logique scientifique ou ancré dans des idéologies polarisantes. Notre colloque, qui débute par une conférence suivie d’une session de communications orales sélectionnées, a pour objectif de mieux comprendre les barrières à la communication. Nous proposons ensuite deux ateliers pratiques, l’un visant à outiller les chercheur.se.s pour s’engager dans un débat constructif efficace, l’autre permettant aux scientifiques de se former à la production d’outils de dissémination. Finalement, la journée sera clôturée par une table ronde réunissant scientifiques, communicateur.rice.s scientifiques et public.
Titre du colloque :