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Anastasie Amboulé Abath : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Dans la foulée du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM, 2016), l’appel lancé par l’UNESCO pour instaurer « une éducation universelle et de qualité pour tous » dans l’optique de « créer des avenirs durables pour tous » nous amène à questionner les alternatives éducatives offertes aux filles-mères qui souhaitent poursuivre leurs études dans les écoles africaines. D’après l’OMS (2018), près de 16 millions de filles de 15 à 19 ans et un million de filles de moins de 15 ans mettent au monde des enfants chaque année dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. En Afrique sudsaharienne, les statistiques sur le maintien des filles-mères dans le système scolaire sont très faibles et de nombreux pays éprouvent des difficultés à apporter des alternatives aux filles-mères sorties du système éducatif. Selon Human Rights Watch, malgré le fait que 26 pays africains aient adopté des politiques pour aider les filles-mères, soit en assurant leur maintien à l’école, soit en aidant leur retour aux études, «la mise en œuvre de leurs lois et de leurs politiques est souvent insuffisante et le suivi de la réinsertion des mères adolescentes dans l'éducation reste globalement fragile ». Notre contribution se base sur une revue de littérature et propose une analyse socioéconomique des inégalités scolaires. Ce faisant, une réflexion sur le raccrochage scolaire des filles-mères dans les systèmes éducatifs ne constitue-t-il pas un enjeu contemporain majeur de développement des pays africains?
Après plus d’un demi-siècle de mise en œuvre de stratégies de développement, les conditions de vie d’une grande partie de la population ont empiré dans les pays d’Afrique. Ces stratégies ont plutôt conduit à une aggravation des inégalités dans la répartition des revenus et à une exacerbation des inégalités de genre. Les inégalités de revenus liées au genre sont alarmantes et conduisent à une « féminisation de la pauvreté ». Cependant, les femmes, dans la société africaine, ont toujours occupé une place primordiale dans l’amélioration des conditions de vie des communautés. Dans le domaine de l’agriculture, par exemple, elles ont le monopole de la filière de production des cultures vivrières, qui assure la sécurité alimentaire dans les pays africains. Par ailleurs, à l’heure où différents analystes économiques prévoient le maintien de la reprise économique en Afrique pour les prochaines années, il importe de favoriser la prise en compte des initiatives des femmes dans l’élaboration de politiques de développement pour un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se veut un lieu de dialogue entre les chercheur-e-s et les praticien-ne-s afin de contribuer à mettre en exergue le rôle des femmes africaines dans le développement du continent.
Ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le bilan de la thématique « femmes et développement »? Quels sont les nouveaux défis? 2) Comment ces défis sont-ils intégrés dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les politiques et stratégies de développement des pays africains? 3) Les féminismes du Sud ou le genre en Afrique dans les théories sur l’émancipation des femmes : quels enjeux? La question de la mobilisation des femmes autour d’enjeux spécifiques : où en est l’Afrique? 4) Comment les milieux ruraux se restructurent-ils sous l’influence des initiatives des femmes? et 5) Entrepreneuriat féminin, économie sociale et health care : quelles actions pour quels résultats?
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