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Antoine Sansonnens : UQAM - Université du Québec à Montréal
On s’intéresse à certains enjeux d’insertion socioprofessionnelle de jeunes désignés comme « souffrant de troubles psychiques ». En Suisse, une partie de ces jeunes sont formés dans des centres de formation professionnelle spécialisée (CFPS).
Au cœur de cette communication se situeront les premières analyses faites à partir de données qualitatives récoltées par l’entremise d’entretiens semi-directifs auprès d’une vingtaine d’intervenants exerçant dans un CFPS ou dans un office de l’assurance-invalidité. Trois logiques d’action ont été dégagées. La première se décline en une série d’instruments et de pratiques que les intervenants vont mobiliser pour tenter de rationaliser, de codifier, de décrypter, de quantifier, de mesurer ou encore de transcoder les troubles et les capacités des jeunes.
La deuxième logique est celle de l’individualisation des pratiques du « rendre capable ». Il s’agit de l’ensemble des aménagements mis en place par les praticiens pour à la fois être en adéquation avec les valeurs données à leur travail et s’accorder aux « troubles des jeunes ».
Enfin la troisième logique, la prédiction des capacités, peut se comprendre en mobilisant la figure d’un « devin actuaire ». Cette figure métaphorique de l’intervenant vise à illustrer une façon dont les praticiens se positionnent face aux évolutions souvent imprévisibles des jeunes suivis.
Nous terminerons par des questionnements et une réflexion sur le traitement social réservé à ces jeunes.
Organisé par l’Observatoire de la Francophonie économique de l’Université de Montréal en collaboration avec l’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS, ce colloque porte sur la transition des jeunes des études vers le marché du travail au Canada et ailleurs dans le monde.
Dans tous les pays du monde, la jeunesse représente un potentiel de développement économique important. Même si les gouvernements accordent beaucoup de ressources à l’éducation, ce qui a permis de réaliser des progrès considérables sur le plan de la scolarisation des jeunes, il n’est pas certain que les occasions que représentent ces derniers sont concrétisées. Dans les faits, plusieurs économies éprouvent des difficultés à intégrer les jeunes au marché du travail et à tirer profit de leur potentiel productif. Ces difficultés découlent, d’une part, du fait que les systèmes éducatifs ne parviennent pas à former des jeunes qui répondent adéquatement aux besoins du marché du travail et, d’autre part, des faibles performances des économies en matière de création d’emplois productifs et de qualité au profit des nouveaux arrivants sur le marché du travail. Les taux de décrochage scolaire, les taux de surqualification professionnelle et la précarisation de l’emploi illustrent bien les difficultés en question.
Dans le cadre de ce colloque, nous procédons, dans un premier temps, à un examen de la situation des jeunes au Québec afin de jauger dans quelle mesure les ressources accordées à l’éducation par l’ensemble de la société sont rentabilisées dans le marché du travail. Par la suite, il s’agit d’examiner certaines pratiques impliquant le milieu du travail qui sont à même de faciliter la transition des jeunes du système éducatif vers le marché du travail et de permettre à l’économie de tirer le meilleur parti de son capital humain.
Enfin, le colloque est également l’occasion d’analyser les déterminants de l’exclusion des jeunes de l’emploi et de prendre connaissance de l’expérience de plusieurs pays en Afrique et en Asie.
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