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Étude de la chaîne de valeur bioénergie forestière dans le contexte de la lutte aux changements climatiques au Québec

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Ayaovi Locoh : Université Laval

Résumé de la communication

Dans sa Politique énergétique 2030, le gouvernement du Québec vise une augmentation de 50% de la production de la bioénergie par rapport à 2013. On y envisage la production de chaleur par combustion directe de la biomasse forestière en remplacement de carburants fossiles dans des bâtiments institutionnels et commerciaux. Cependant, une des barrières au déploiement de la biomasse forestière est la complexité, réelle ou perçue, des systèmes de bioénergie en termes de quantification des réductions d’émissions de GES. Cette étude développe un outil de diagnostic environnemental, économique et social de la bioénergie permettant d’évaluer la performance des projets potentiels en matière de réduction des émissions de GES tout en considérant l'aspect économique et social. L'étude caractérise les modèles types de chaînes de valeur de bioénergie forestière. Il en ressort qu’au Québec, on distingue les chaînes de valeur de bioénergie forestière de type IA : la production de chaleur est de 45% de l’apport d’énergie, type IB : la différence par rapport au type IA est que les bûches sont achetées au prix du marché, type II : la production de chaleur est de 75% de l’apport d’énergie et enfin le type III : les rendements sont de 25% pour l’électricité et 60% pour la production de chaleur. Les indicateurs comme la valeur ajoutée brute, le coûts de production ou encore l'emploi révèlent que l’utilisation de la bioénergie forestière a un impact positif sur la durabilité.

Résumé du colloque

Les découvertes et applications entourant le bois se multiplient. La recherche entourant cette matière première est vaste puisqu’il faut d’abord connaître et caractériser cette ressource renouvelable pour ensuite la transformer en produits écoresponsables. Les avancées permettent entre autres d’allonger la vie des produits, d’améliorer la force des structures de bâtiments, de réduire l’empreinte écologique ou encore d’améliorer l’efficacité énergétique. La force de ces avancées repose sur des collaborations entre chercheurs qui allient architecture et génie des matériaux, chimie et sciences du bois, génie physique et sciences forestières. Tous travaillent vers un même but : valoriser le bois, un matériau biosourcé et renouvelable issu de nos forêts afin de réduire l’empreinte environnementale des produits et des bâtiments. Bien qu’utilisé depuis des millénaires, le bois possède encore des propriétés méconnues dont on souhaite tirer profit pour créer des matériaux plus durables qui feront partie de nos vies. Le présent colloque vise à présenter quelques-unes de ces avenues pour une meilleure valorisation du bois. Les présentations seront regroupées en quatre thèmes touchant les nouveaux matériaux de construction biosourcés, les avancées dans les produits de finition du bois, la production de bioénergie et le développement de solutions de décontamination à base de bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2019 (87e édition) :
Engager le dialogue savoirs – sociétés
section icon Date : 30 mai 2019

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