Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
SAFA AROUS : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
La torréfaction présente une voie prometteuse de valorisation de surplus de copeaux de bois. Dans ce contexte, ce projet vise à évaluer le potentiel des copeaux torréfiés dans la production des granules énergétiques. Les effets de la température de torréfaction (315, 400 et 454 °C) et du type d’essences (pin gris, épinette noire et sapin baumier) sur les propriétés des granules ont été étudiés. Une caractérisation physico-chimique des fibres de bois brutes et torréfiées a été réalisée, à savoir la chimie de surface, l’analyse élémentaire et la composition chimique. La granulation a été faite en utilisant 20% de teneur en eau et 15% de la lignine pyrolytique. Les granules ont été caractérisés en termes du pouvoir calorifique supérieur (PCS) et de durabilité. Les résultats ont montré que la torréfaction sévère engendre la disparition des groupements hydroxyles (OH), la diminution des teneurs en oxygène et hydrogène et l’augmentation du taux de carbone. Quelle que soit la température de torréfaction, les granules à base de fibres du pin gris ont présenté la meilleure durabilité, d’une valeur supérieure à 91%. Indépendamment de l’essence, le PCS des granules de fibres torréfiées est nettement supérieur (27,6-31,1 MJ/kg) à celui des granules de fibres brutes (18-19 MJ/kg). Ainsi, l’utilisation de granules de bois torréfiés permettra de créer un combustible de haut pouvoir calorifique et d’assurer la diversité des approvisionnements énergétiques à faible empreinte environnementale.
Les découvertes et applications entourant le bois se multiplient. La recherche entourant cette matière première est vaste puisqu’il faut d’abord connaître et caractériser cette ressource renouvelable pour ensuite la transformer en produits écoresponsables. Les avancées permettent entre autres d’allonger la vie des produits, d’améliorer la force des structures de bâtiments, de réduire l’empreinte écologique ou encore d’améliorer l’efficacité énergétique. La force de ces avancées repose sur des collaborations entre chercheurs qui allient architecture et génie des matériaux, chimie et sciences du bois, génie physique et sciences forestières. Tous travaillent vers un même but : valoriser le bois, un matériau biosourcé et renouvelable issu de nos forêts afin de réduire l’empreinte environnementale des produits et des bâtiments. Bien qu’utilisé depuis des millénaires, le bois possède encore des propriétés méconnues dont on souhaite tirer profit pour créer des matériaux plus durables qui feront partie de nos vies. Le présent colloque vise à présenter quelques-unes de ces avenues pour une meilleure valorisation du bois. Les présentations seront regroupées en quatre thèmes touchant les nouveaux matériaux de construction biosourcés, les avancées dans les produits de finition du bois, la production de bioénergie et le développement de solutions de décontamination à base de bois.
Titre du colloque :
Thème du colloque :