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mayssa hmaied : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Au Québec, le système d’approvisionnement en biomasse forestière résiduelle (BFR) est orienté à des fins énergétique. Certaines opérations dans ce système doivent être adaptées à la filière d’extraction des huiles essentielles (HE) et au contexte québécois de récolte forestière. En effet, la BFR est souvent déchiquetée en plaquettes forestières sur les aires d’ébranchage afin de maximiser la charge utile lors du transport. Or, dans le cas des conifères, les HE sont d’autant concentrées dans les rameaux et le feuillage que dans le bois. Cette fragmentation de la biomasse est souvent accompagnée d’une volatilisation de certains composés des HE et d’une transformation d’autres constituants en composés dérivés, d’où la variabilité observée sur la qualité et sur la productivité en HE lors de l’extraction. L’objectif global de ce projet est d’étudier l’impact de l’ajout de nouvelles étapes dans la chaine logistique d’approvisionnement sur la quantité et la qualité des HE ainsi que sur la performance des procédés d’extractions. La méthodologie suivie durant cette étude a été répartie en trois volets. Trois essences de conifères ont été étudiées: l’épinette noire (Picea mariana), le sapin baumier (Abies balsamea) et le pin gris (Pinus banksiana). Les branches de chacun de ces conifères ont subi quatre types de prétraitements:(i) le déchiquetage (ii) le broyage (iii) la densification par granulation et (iv) la densification par mise en fagots (bales).
En raison des contraintes environnementales et économiques, plusieurs laboratoires internationaux ont entrepris des travaux sur la valorisation de la biomasse dans des produits écologiques. Par ailleurs, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) considère la biomasse comme une solution pour le développement ou l’amélioration des bioproduits en remplacement de ceux issus des carburants fossiles ou de procédés industriels polluants. Plus récemment, outre la valorisation des ressources naturelles abondantes (lin, bois, chanvre, etc.), une attention particulière a été portée aux grandes quantités de rejets agricoles (déchets des plantes légumineuses et fruitières) ou industriels (sciures de bois, par exemple). Ces déchets entraînent des problèmes sérieux pour l’environnement et la gestion des espaces. Une transformation de ces déchets en de nouveaux produits à valeur ajoutée s’impose et peut être génératrice de nouvelles richesses en revenus et en emplois. Les exemples d’application des résidus et des ressources agroforestières dans des produits écologiques sont multiples, et les efforts sont répartis à travers la planète. Cela aura des effets avantageux au niveau environnemental et économique. C’est dans ce cadre que le colloque s’inscrit. Quelques exemples d’utilisation des résidus et des ressources agroforestières renouvelables, relatifs à des initiatives d’ici et d’ailleurs, seront présentés.
Titre du colloque :